Méditation du jour
- 3 juin
“
Le secret de la joie continuelle des Saints ”

La loi que Notre-Seigneur est venu apporter au monde

est une loi de joie immédiate,

de joie terrestre.

Mais comment accorder cette joie

avec les épreuves

qui accablent l’homme sur la terre ?

Vous n’êtes pas sans avoir éprouvé un jour ou l’autre

une grande joie,

et, alors, s’il vous est arrivé quelque petite contrariété,

vous l’avez secouée en souriant.

« Qu’est-ce que cela !

« disiez-vous. Je tiens mon bonheur.

« J’en jouis.

« Peu importe le reste. »

Il faudrait donc,

pour supporter avec vaillance les maux de cette vie,

pouvoir installer en nous

un foyer de joie permanent

et durable.

Les Saints l’ont fait,

depuis les Martyrs des premiers siècles

jusqu’à ceux d’aujourd’hui,

en passant par les Confesseurs,

les Vierges,

les Saintes femmes.

Tous chantent le même cantique de jubilation

et d’action de grâces.

Tous crient merci à Dieu,

qui les a créés,

les a sauvés,

les a prédestinés au Ciel,

et c’est là, remarquez-le bien,

la raison unique de leur joie.

Pour avoir en nous la joie surnaturelle,

permanente,

il faut faire comme les Saints.

Mais ces vérités

qui les comblent de joie

ne seront savoureuses

et nourrissantes,

que si nous brisons le noyau.

C’est à l’intérieur

que se trouve la liqueur

réconfortante,

enivrante.

Il faut concentrer notre esprit

sur les divins mystères

et étudier,

à leur lumière,

l’amour de Dieu pour nous.


(R.P. Vallée, o.p.)


Jeudi 15 octobre 2026
Ste Thérèse de Jésus,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Exaucez-nous, ô Dieu, qui êtes notre salut, et faites que, célébrant avec joie la fête de la bienheureuse Thérèse, Votre Vierge, nous soyons nourris du pain de sa céleste doctrine et formés aux sentiments d’une piété fervente. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née à Avila, en Espagne, sainte Thérèse de Jésus fut, dès sa tendre enfance, dévorée du désir du martyre. À l’âge de dix-huit ans, elle entra au couvent de Sainte-Marie du Mont-Carmel, et se consacra au Christ qu’elle choisit pour époux.


Son cœur était si embrasé des flammes de l’Amour divin qu’elle écrivait : « Comme l’âme ravie sent dans ce corps sa captivité et la misère de la vie ! Elle se regarde comme une esclave vendue sur une terre étrangère, et ce qui lui est plus amer, c’est de voir de tous côtés cet amour passionné qu’on a pour cette vie et si peu de bannis qui gémissent comme elle, et demandent la fin de l’exil ».


Sur le conseil de Jésus elle prononça le vœu si difficile de faire toujours ce qu’elle jugerait être le plus parfait. Elle atteignit dans l’oraison le plus haut degré de la vie mystique.


« L’oraison la mieux faite et la plus agréable à Dieu, écrivait-elle, est celle qui laisse après elle de meilleurs effets s’annonçant par les œuvres, et non pas ces goûts qui n’aboutissent qu’à notre propre satisfaction ».


Et l’action de cette humble vierge qui convertit des milliers d’âmes, prouve assez le rôle prépondérant de la vie contemplative, qui provient de ce fait qu’on s’y adresse directement à Dieu, Auteur de tout bien.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Demandez à Dieu le feu de Son Amour ; L’aimer, c’est tout.

Méditation du jour
La croix nous fait chercher Dieu  suite

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