Méditation du jour
- 3 juin
Le secret de la joie continuelle des Saints ”

La loi que Notre-Seigneur est venu apporter au monde

est une loi de joie immédiate,

de joie terrestre.

Mais comment accorder cette joie

avec les épreuves

qui accablent l’homme sur la terre ?

Vous n’êtes pas sans avoir éprouvé un jour ou l’autre

une grande joie,

et, alors, s’il vous est arrivé quelque petite contrariété,

vous l’avez secouée en souriant.

« Qu’est-ce que cela !

« disiez-vous. Je tiens mon bonheur.

« J’en jouis.

« Peu importe le reste. »

Il faudrait donc,

pour supporter avec vaillance les maux de cette vie,

pouvoir installer en nous

un foyer de joie permanent

et durable.

Les Saints l’ont fait,

depuis les Martyrs des premiers siècles

jusqu’à ceux d’aujourd’hui,

en passant par les Confesseurs,

les Vierges,

les Saintes femmes.

Tous chantent le même cantique de jubilation

et d’action de grâces.

Tous crient merci à Dieu,

qui les a créés,

les a sauvés,

les a prédestinés au Ciel,

et c’est là, remarquez-le bien,

la raison unique de leur joie.

Pour avoir en nous la joie surnaturelle,

permanente,

il faut faire comme les Saints.

Mais ces vérités

qui les comblent de joie

ne seront savoureuses

et nourrissantes,

que si nous brisons le noyau.

C’est à l’intérieur

que se trouve la liqueur

réconfortante,

enivrante.

Il faut concentrer notre esprit

sur les divins mystères

et étudier,

à leur lumière,

l’amour de Dieu pour nous.


(R.P. Vallée, o.p.)


Mercredi 4 février 2026
S. André Corsini,

évêque et confesseur
3e classe

Temps de la Septuagésime



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui renouvelez constamment les exemples des vertus dans Votre Église, donnez à Votre peuple de suivre les traces du bienheureux André, Votre Confesseur et Pontife, en sorte qu’il parvienne aux mêmes récompenses. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint André naquit à Florence de la noble famille des Corsini et fut consacré dès sa naissance à la Sainte Vierge.


Il sembla à sa mère dans son sommeil qu’elle avait mis au monde un loup qui, en entrant dans l’église des Carmes, fut soudain changé en agneau. Son fils se laissa en effet entraîner au désordre dans sa jeunesse. Mais Jésus exerça sur lui Son pouvoir rédempteur et saint André entra dans l’Ordre des Carmes au gouvernement duquel il fut bientôt préposé en Toscane.


Ayant mis de la sorte en valeur les talents dont Dieu l’avait gratifié, il fut élevé à une plus grande dignité encore et participa, comme Évêque de Fiesole, au Sacerdoce par lequel le Christ accomplit Son œuvre de réconciliation des âmes avec Dieu.

C’est ainsi qu’envoyé comme légat par Urbain V à Bologne, il sut, par sa grande prudence, éteindre les inimitiés ardentes qui avaient armé les citoyens les uns contre les autres.


Il reçut de la bienheureuse Vierge l’annonce de sa mort qui eut lieu en l’an 1373.

Loups par le péché, devenons comme saint André agneaux par la pénitence afin que, « suivant les traces de ce saint Confesseur, nous puissions parvenir aux mêmes récompenses ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez le courage de souffrir pour Dieu le mépris et les faux jugements des hommes.

Méditation du jour
Le respect est le ciment de l’amour  suite

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