Méditation du jour
S. Ignace,

évêque et martyr - 1er février

La royauté du sage ”

La vie du sage

est une vie en profondeur

avec de fortes assises.

C’est dire qu’elle ne s’improvise pas.

La vertu

est le résultat de nos actes,

en attendant qu’elle les dirige,

et la clarté qui la baigne

est l’effet concentré de longs recueillements.

Le sage est sans haine

et sans aigreur

pour personne ;

il est bon

et miséricordieux

avec tous,

sans égoïsme,

sans amour-propre,

égal au plaisir

et à la peine,

joyeux sans éclat,

maître de soi

et facile aux désirs d’autrui,

l’esprit fixé sans contention

sur la règle souveraine de ses jugements

et de ses actes,

qui est l’Esprit divin.

Le regard de Dieu enveloppe tout ;

la volonté de Dieu

est la loi des êtres ;

les rencontrer

et les suivre

est la sagesse même.

Qu’appellerait-on sagesse mieux que cette participation révérencieuse au Règne éternel ?

Dans les épreuves

qui ne peuvent manquer de survenir,

le sage brille d’un éclat nouveau ;

il est plus beau

que tout ce qui marque la supériorité de son regard

et le haut domaine

où siège son amour.


(R. P. Sertillanges, o.p.)


Mercredi 15 juillet 2026
S. Henri,

empereur et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, en ce jour, avez fait passer le bienheureux Henri, Votre Confesseur, d’un trône de la terre au royaume du Ciel : nous Vous demandons humblement que, comme en le prévenant par l’abondance de Votre grâce, vous l’avez fait triompher des attraits du siècle, ainsi Vous nous fassiez, à son imitation, éviter les séductions du monde et parvenir jusqu’à Vous avec des cœurs purs. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Henri II, surnommé le Pieux, fut roi de Bavière en 972, roi de Germanie en 1002, et chef du Saint Empire Romain de 1014 à 1024. Il fit serment à Benoît VIII, qui l’avait sacré, « de lui garder à lui et à ses successeurs la fidélité en toutes choses ».


Il mit ses soins et son application à étendre la religion, en relevant les églises détruites, et en fondant des monastères qu’il enrichit de ses largesses. Retenu au Mont-Cassin par une grave maladie, il en fut guéri d’une manière miraculeuse, grâce à l’intercession de saint Benoît. Voulant être prêt à la venue du divin Maître, il rentra d’Italie par la France, se fit agréger à la Communauté de Cluny, et sollicita son admission à l’abbaye bénédictine de Saint-Vanne de Verdun.


L’abbé le reçut, mais lui ordonna aussitôt, au nom de l’obéissance religieuse, de remonter sur le trône impérial. Il eut tellement à cœur la loi de Dieu qu’il garda une absolue virginité dans le mariage. Aussi résolut-il, d’accord avec sa sainte épouse Cunégonde, de faire de Jésus-Christ leur héritier. Il fonda dans ce dessein l’évêché de Bamberg, auquel il laissa tous ses biens. Il fut inhumé dans cette église en 1024.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Rappelez-vous que la sainteté peut s’acquérir dans tous les états.

Méditation du jour
Confiance en la divine miséricorde  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |