Méditation du jour
S. Ignace,

évêque et martyr - 1er février

La royauté du sage ”

La vie du sage

est une vie en profondeur

avec de fortes assises.

C’est dire qu’elle ne s’improvise pas.

La vertu

est le résultat de nos actes,

en attendant qu’elle les dirige,

et la clarté qui la baigne

est l’effet concentré de longs recueillements.

Le sage est sans haine

et sans aigreur

pour personne ;

il est bon

et miséricordieux

avec tous,

sans égoïsme,

sans amour-propre,

égal au plaisir

et à la peine,

joyeux sans éclat,

maître de soi

et facile aux désirs d’autrui,

l’esprit fixé sans contention

sur la règle souveraine de ses jugements

et de ses actes,

qui est l’Esprit divin.

Le regard de Dieu enveloppe tout ;

la volonté de Dieu

est la loi des êtres ;

les rencontrer

et les suivre

est la sagesse même.

Qu’appellerait-on sagesse mieux que cette participation révérencieuse au Règne éternel ?

Dans les épreuves

qui ne peuvent manquer de survenir,

le sage brille d’un éclat nouveau ;

il est plus beau

que tout ce qui marque la supériorité de son regard

et le haut domaine

où siège son amour.


(R. P. Sertillanges, o.p.)


Mardi 15 septembre 2026
Les Sept Douleurs de la

Bienheureuse Vierge Marie
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, dans la Passion duquel, suivant la prophétie de Siméon, un glaive de douleur a percé le cœur très doux de la glorieuse Vierge Marie, Votre Mère, faites, dans Votre miséricorde, que célébrant avec respect le souvenir de ses douleurs, nous recueillions les heureux fruits de Votre Passion. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de S. Nicomède, martyr :


Montrez-Vous favorable à Votre peuple, Seigneur, afin que, célébrant les mérites si glorieux de Votre bienheureux Martyr Nicomède, il soit toujours aidé de ses prières pour obtenir Votre miséricorde. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Marie se tenait debout au pied de la Croix où Jésus était suspendu, et, comme l’avait prédit le vieillard Siméon, un glaive de douleur transperça son âme.

Impuissante, « elle voit son doux enfant désolé dans les angoisses de la mort, et elle recueille Son dernier soupir ».

La compassion que son cœur maternel ressent au pied de la croix lui a mérité d’obtenir, sans passer par la mort, la palme du martyre.


Cette fête était célébrée avec une grande solennité par les Servites au XVIIe siècle. Elle fut étendue par Pie VII, en 1817, à toute l’Église, afin de rappeler les souffrances qu’elle venait de traverser dans la personne de son chef exilé et captif, et délivré grâce à la protection de la Vierge.


Comme la première fête des Douleurs de Marie, au Temps de la Passion, nous montre en effet la part qu’elle prit au sacrifice de Jésus, la seconde, au Temps après la Pentecôte, nous dit toute la compassion que ressent la Mère du Sauveur envers l’Église, l’épouse de Jésus qui est crucifiée à son tour et dont la dévotion aux Douleurs de Marie s’accroît dans les temps calamiteux qu’elle traverse.


Saint Pie X a élevé en 1908 cette fête au rang des solennités de deuxième classe.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Profitez des épreuves de la vie pour vous donner à Dieu sans réserve.

Méditation du jour
Ô Marie, je vous aime, surtout au Calvaire  suite

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