Méditation du jour
S. Ignace,

évêque et martyr - 1er février

La royauté du sage ”

La vie du sage

est une vie en profondeur

avec de fortes assises.

C’est dire qu’elle ne s’improvise pas.

La vertu

est le résultat de nos actes,

en attendant qu’elle les dirige,

et la clarté qui la baigne

est l’effet concentré de longs recueillements.

Le sage est sans haine

et sans aigreur

pour personne ;

il est bon

et miséricordieux

avec tous,

sans égoïsme,

sans amour-propre,

égal au plaisir

et à la peine,

joyeux sans éclat,

maître de soi

et facile aux désirs d’autrui,

l’esprit fixé sans contention

sur la règle souveraine de ses jugements

et de ses actes,

qui est l’Esprit divin.

Le regard de Dieu enveloppe tout ;

la volonté de Dieu

est la loi des êtres ;

les rencontrer

et les suivre

est la sagesse même.

Qu’appellerait-on sagesse mieux que cette participation révérencieuse au Règne éternel ?

Dans les épreuves

qui ne peuvent manquer de survenir,

le sage brille d’un éclat nouveau ;

il est plus beau

que tout ce qui marque la supériorité de son regard

et le haut domaine

où siège son amour.


(R. P. Sertillanges, o.p.)


Dimanche 23 août 2026
13e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte


S. Sidoine,

l’aveugle-né de l’Évangile,

compagnon de saint Maximin,

2e Évêque d’Aix-en-Provence


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, augmentez en nous la Foi, l’Espérance et la Charité ; et pour que nous méritions d’obtenir ce que Vous promettez, faites-nous aimer ce que Vous commandez. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Nous honorons aujourd’hui un Saint auquel la Sainte Vierge apparut pour lui faire connaître qu’il devait entrer dans l’Ordre des Servites, consacré à honorer les douleurs qui lui ont valu cette gloire dont nous venons de nous réjouir le 15 août.


Né à Florence de l’illustre famille des Béniti, saint Philippe donna dès son berceau des signes de sa future sainteté. Il y avait quinze ans que l’Ordre des Serviteurs de la Vierge Marie, appelés Servites, avait été institué. Le petit couvent était non loin de la ville. C’est là qu’entendant la Messe le jeudi de la Semaine de Pâques, saint Philippe fut frappé des paroles de l’Épître adressées par l’Esprit-Saint au diacre Philippe. Comme il portait le même nom, il s’appliqua ce texte de l’Écriture et se sentant invité par l’Esprit-Saint à entrer dans cet Ordre, il quitta tout pour s’acheter le trésor impérissable du Ciel.


Entré comme Frère convers, il fut plus tard ordonné prêtre, puis devint le général des Servites. Les Cardinaux assemblés à Viterbe, voulurent l’élire Pape et, par humilité il s’y refusa et se cacha dans les montagnes.

Il y fleurit comme le palmier, et y crût comme le cèdre du Liban. Dieu alors l’appela à évangéliser l’Italie, la France et l’Allemagne.


À son retour il fut confirmé dans sa charge pour toute sa vie. Il s’appliqua à calmer l’animosité qui existait entre les Guelfes partisans du Pape, et les Gibelins partisans de l’Empereur. Il courut alors de sérieux dangers auxquels l’Épître de la Messe fait allusion.

Une fièvre ardente le saisit le jour de l’Assomption, et il mourut à Todi en 1285 le jour de l’Octave en contemplant l’image du Sauveur étendu sur la Croix.


Demandons à Dieu l’humilité de saint Philippe, afin que, méprisant à son exemple les biens de la terre, nous recherchions toujours ceux du Ciel.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
« Aimez à être inconnu et compté pour rien » (Imitation de Jésus-Christ)

Méditation du jour
Le désir de Jésus-Christ dans la divine Eucharistie  suite

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