Méditation du jour
Ste Marie-Madeleine,

pénitente - 22 juillet

Un secret travail préparatoire

précède toute conversion ”

Reliquaire de l
Reliquaire de l'insigne relique du chef de sainte Marie-Madeleine,
exposée solennellement pour sa fête
en la basilique de Saint-Maximin (photo Abbé JMS).

La libération du tourment de l’Infini,

Marie de Magdala l’a trouvée

dans la Foi au Dieu de l’Évangile

que Jésus révélait,

Foi qui s’était emparée d’elle

avant même la démarche suprême

de sa conversion.

On peut s’étonner

que la pécheresse

arrive si rapidement

à la lumière ;

alors que tant d’autres,

moins coupables,

n’y parviennent pas.

« Jésus, dit Pascal,

« ne donne Sa lumière

« qu’au cœur purifié. »

Marie-Madeleine n’en est pas là.

Mais la purification de sa vie

est vite amorcée

par l’attitude première qu’elle prend

à l’égard du tourment de l’Infini :

au lieu de continuer

à se consoler

de la privation

de ce qu’elle ne nomme pas encore le « divin »,

par de perpétuels divertissements,

elle laisse le tourment de l’Infini

creuser en elle

sa plaie incurable ;

au lieu de chercher à lui échapper,

elle lui donne licence

de poursuivre en elle

son œuvre destructrice d’illusions.

Alors, sous l’aiguillon d’une inquiétude

de plus en plus tenaillante,

cessant un jour de se divertir

et de s’étourdir,

elle a l’immense courage

de rentrer en elle-même

et de réfléchir

sur ce que signifie la vie en général,

et sur ce que vaut sa vie

de femme perdue

en particulier.

C’est ce double

et douloureux examen qui est,

à n’en pas douter,

le point de départ de sa conversion.

C’est l’heure que Dieu attend

pour lui faire, par Son Christ,

le don magnifiquement régénérateur

de la Foi.


(R.P. Sanson)


Mercredi 21 janvier 2026
Ste Agnès,

vierge et martyre
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui choisissez ce qu’il y a de faible dans le monde, pour confondre les forts, accordez-nous par Votre miséricorde que, célébrant la solennité de la bienheureuse Agnès, Votre Vierge et Martyre, nous ressentions auprès de Vous les effets de sa protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La Messe d’aujourd’hui nous rappelle l’un des plus touchants et glorieux triomphes de Jésus sur le monde.

Sainte Agnès, enfant d’une des plus nobles familles de Rome, va au-devant de l’Époux et se consacre à Lui à l’âge de 10 ans. Jésus alors « fait par elle des prodiges admirables ».


Le fils du préfet de Rome la demande en mariage et elle répond : « Celui à qui je suis fiancée, c’est le Christ que servent les Anges ». L’on veut alors attenter par la violence à sa vertu, mais « Dieu délivre son corps de la perdition ». On la jette sur un bûcher ardent et elle n’est point brûlée par le feu ».

Condamnée à avoir la tête tranchée, elle encourage son bourreau qui hésite : « Frappez sans crainte car la fiancée fait injure à l’Époux si elle Le fait attendre ».


À l’âge de 13 ans (l’an 304), cette faible enfant confond les puissants de cette terre. On éleva sur son tombeau, à la voie Nomentane, la magnifique basilique qui existe encore, et son nom fut inscrit vers la fin du Ve siècle avec celui de cinq autres martyres, au Canon de la Messe.

À la basilique de Sainte-Agnès est annexé un monastère bénédictin. Les Bénédictines de Sainte-Cécile, au Transtévère, élèvent les agneaux bénis ce jour dont la laine sert à la confection des palliums. Chaque année, en effet, le 21 janvier, à Sainte-Agnès-hors-les-Murs, après la Messe pontificale célébrée par l’Abbé des Chanoines réguliers de Latran, on porte sur l’autel deux agneaux blancs ornés de fleurs et de rubans, couchés sur des corbeilles de soie à crépines d’or.


Le chœur chante l’antienne « Stans a dextris ejus agnus nive candidior, Christus Sibi sponsam consecravit et martyrem » ; puis le célébrant bénit les agneaux. Une députation du Chapitre de Latran les porte ensuite au Pape qui les bénit de nouveau et les envoie aux religieuses chargées de nourrir les agneaux et de confectionner les palliums.

Le 28 juin, le Pape, dans la basilique Saint-Pierre, bénit les palliums, qui sont ensuite placés dans un riche coffret ciselé de vermeil, don de Benoît XIV, et déposés dans la Confession sur la tombe de saint Pierre, pour être ultérieurement envoyés par le Pape aux archevêques et par privilège à certains évêques.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez un soin jaloux de conserver dans la pureté votre âme non moins que votre corps.

Méditation du jour
Le bienfaisant devoir de la prière  suite

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