Méditation du jour
“
Jésus-Christ est la source

de toutes les délices ”

D’où vient ce dégoût des choses spirituelles

et du service de Dieu,

qui est si ordinaire aux gens du monde,

et si préjudiciable à leur salut,

qu’ils abandonnent souvent

l’étude de la vertu

par la seule aversion qu’ils en ont,

ne pouvant s’imaginer

qu’il y ait d’autres plaisirs

que ceux des sens ?

Certainement ce malheur ne vient que du peu de connaissance

qu’ils ont de Jésus-Christ,

qui est la source de toutes les délices spirituelles.

Car qui ne sait que c’est dans l’entretien que nous avons avec Lui

que nous acquérons la vraie dévotion,

et cette facilité merveilleuse

à pratiquer toutes les œuvres de vertu

qu’on ne peut assez priser,

et que ceux qui en sont privés

admirent d’autant plus,

qu’ils ressentent eux-mêmes de plus grandes difficultés,

là où les autres trouvent des consolations qui surpassent si fort

tous les plaisirs des sens,

que quand un homme les pourrait avoir tous ensemble,

ce ne serait qu’amertume

au prix de la joie de l’esprit

que Jésus-Christ fait goûter à ceux qui L’aiment

et qui s’étudient à Le connaître ?

Ce qui a fait dire à saint Jean Climaque que le Fils de Dieu paie comptant,

dans l’entretien que nous avons avec Lui,

le centuple de ce que nous quittons pour Son amour,

avec des gages certains de l’entière récompense

qu’Il nous promet dans le Ciel.


(R.P. Jacques Nouet, s.j. 1605-1680. Contre les protestants, le Père Nouet défendit le dogme de la présence réelle dans un ouvrage qui contribua à la conversion de Turenne (1667). Il se donna à la prédication et combattit les Jansénistes.)


Mercredi 7 octobre 2026
Fête de

Notre-Dame du Saint-Rosaire
2e classe

Temps après la Pentecôte

Mémoire de S. Marc Ier,

pape et confesseur



Oraison - collecte
Ô Dieu, dont le Fils unique nous a ménagé le bienfait du salut éternel par Sa vie, Sa mort et Sa résurrection ; faites, nous Vous en prions, qu’honorant ces mystères au moyen du très saint Rosaire de la bienheureuse Vierge Marie, nous imitions ce qu’ils contiennent, et obtenions ce qu’ils promettent. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Marc Ier, pape et confesseur :


Pasteur éternel, considérez avec bienveillance Votre troupeau, et par Votre bienheureux Souverain Pontife Marc que Vous avez constitué pasteur de toute l’Église, gardez-le à jamais sous Votre protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. 

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
C’était la coutume au Moyen-Âge, comme autrefois chez les Romains, pour les personnes nobles, de porter des couronnes de fleurs appelées chapels, qui plus tard furent transformées en ces diadèmes d’or qui ceignaient le front des rois. Ces couronnes étaient offertes aux personnages de distinction, à titre de redevance.


Souveraine du Ciel et des âmes, la Vierge a droit aux mêmes hommages ; aussi l’Église nous fait-elle reconnaître le titre de Marie comme reine du Saint Rosaire, et nous exhorte-t-elle à lui offrir comme Fille du Père, Mère du Fils et Épouse du Saint-Esprit, un triple chapel ou trois couronnes de roses dont elle nous montre toutes les beautés dans l’Office de ce jour et auquel elle donne le nom de Rosaire.


L’Oraison-Collecte nous rappelle que le Rosaire est une oraison mentale où nous méditons les mystères de la Vie, de la Mort et de la Résurrection de Jésus, auxquels Marie a été intimement associée.

L’Évangile qui nous donne la formule principale de la salutation angélique, nous montre que le Rosaire est une oraison vocale. Le Pater, le Credo et le Gloria qu’on y ajoute se trouvent, de même que l’Ave Maria, dans les textes de la Messe ou de l’Office divin.


Le Rosaire, comme dévotion privée, est donc constitué d’éléments pris dans le Cycle liturgique et comme solennité de l’Église il en fait partie intégrante. Aussi cette prière a-t-elle valu, au cours des siècles, bien des grâces à la Chrétienté, et c’est spécialement pour rappeler l’insigne bienfait de la victoire de Lépante, dimanche 7 octobre 1571, dû à la récitation du chapelet, et où furent brisées les forces vives de l’Islamisme qui menaçaient d’envahir l’Europe, que fut instituée la fête de Notre-Dame du Rosaire, en remplacement bien significatif de Notre-Dame de la Victoire.


Prescrite par Grégoire XIII pour certaines églises, elle fut étendue à l’univers catholique par Clément XI, en action de grâces d’un nouveau triomphe, remporté en Hongrie sur les mêmes ennemis par Charles VI, en 1716.


Léon XIII, touché des douloureuses épreuves que traverse l’Église, l’éleva au rang de fête de seconde classe, avec une Messe et un Office nouveaux.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Dans les circonstances difficiles, mettez-vous à genoux, priez avec ferveur.

Méditation du jour
La dévotion au saint Rosaire  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |