Méditation du jour
S. Paulin,

évêque et confesseur - 22 juin

L’Eucharistie,

suprême marque du divin amour ”

L’Eucharistie !

La connaissons-nous ?

Savons-nous ce que c’est

que la Présence réelle ?

Savons-nous ce que c’est

que communier ?

D’une manière générale, oui ;

mais qui donc pourra jamais,

d’un regard d’homme,

fût-il un génie de sainteté,

sonder ces profondeurs

devant lesquelles on ne peut que bégayer

et se raccrocher à la Foi

pour ne pas perdre le pied.

Et puis, l’habitude, là encore,

vient jeter sur notre christianisme déliquescent

la patine douloureuse

de la routine qui,

gâtant les meilleures choses,

nous amène, à force de les faire,

à les faire…

sans trop savoir

ce que nous faisons.

Comme on marche sans le savoir,

on communie sans le savoir ;

ou, ce qui est pire,

on ne communie plus,

parce qu’on ne sait plus.

N’est-il pas à craindre que,

parce qu’elle nous est devenue familière,

ce que saint Bernard appelait

« la folie eucharistique »

nous paraisse toute naturelle ?

Là comme partout dans notre vie spirituelle,

c’est la Foi qui manque

ou qui dort !

Et nous passerons notre vie,

insensibles

ou presque

à ce geste formidable

qui a poussé Jésus

à S’enfermer par amour pour nous

sous l’apparence d’un morceau de pain !

Quand donc nous déciderons-nous

à aborder les mystères de la Foi

avec un respect,

une conviction,

un amour

qui leur permettront

de produire en nous

tout leur effet ?


(R.P. J. Baeteman, m.a.)


Mardi 15 septembre 2026
Les Sept Douleurs de la

Bienheureuse Vierge Marie
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, dans la Passion duquel, suivant la prophétie de Siméon, un glaive de douleur a percé le cœur très doux de la glorieuse Vierge Marie, Votre Mère, faites, dans Votre miséricorde, que célébrant avec respect le souvenir de ses douleurs, nous recueillions les heureux fruits de Votre Passion. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de S. Nicomède, martyr :


Montrez-Vous favorable à Votre peuple, Seigneur, afin que, célébrant les mérites si glorieux de Votre bienheureux Martyr Nicomède, il soit toujours aidé de ses prières pour obtenir Votre miséricorde. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Marie se tenait debout au pied de la Croix où Jésus était suspendu, et, comme l’avait prédit le vieillard Siméon, un glaive de douleur transperça son âme.

Impuissante, « elle voit son doux enfant désolé dans les angoisses de la mort, et elle recueille Son dernier soupir ».

La compassion que son cœur maternel ressent au pied de la croix lui a mérité d’obtenir, sans passer par la mort, la palme du martyre.


Cette fête était célébrée avec une grande solennité par les Servites au XVIIe siècle. Elle fut étendue par Pie VII, en 1817, à toute l’Église, afin de rappeler les souffrances qu’elle venait de traverser dans la personne de son chef exilé et captif, et délivré grâce à la protection de la Vierge.


Comme la première fête des Douleurs de Marie, au Temps de la Passion, nous montre en effet la part qu’elle prit au sacrifice de Jésus, la seconde, au Temps après la Pentecôte, nous dit toute la compassion que ressent la Mère du Sauveur envers l’Église, l’épouse de Jésus qui est crucifiée à son tour et dont la dévotion aux Douleurs de Marie s’accroît dans les temps calamiteux qu’elle traverse.


Saint Pie X a élevé en 1908 cette fête au rang des solennités de deuxième classe.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Profitez des épreuves de la vie pour vous donner à Dieu sans réserve.

Méditation du jour
Ô Marie, je vous aime, surtout au Calvaire  suite

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