Méditation du jour
« Mon âme glorifie le Seigneur,

et mon esprit a tressailli d’allégresse

en Dieu mon Sauveur » ”

Qui peut dire,

qui peut concevoir

avec quel sentiment

la sainte Vierge prononça ces paroles ?

Il n’appartient à aucun homme mortel

d’exposer le ravissement de Marie en Dieu,

la pureté d’âme

avec laquelle elle Lui rend gloire de tout,

ne réservant absolument rien pour elle.

Dieu la glorifie

plus qu’Il n’a jamais glorifié aucune créature.

Marie reçoit cette gloire,

pour la renvoyer tout entière

à son Auteur ;

et nulle créature ne L’a glorifié

aussi excellemment qu’elle.

Quel triomphe, si je l’ose dire, pour Dieu,

de voir une âme comblée de Ses bienfaits,

inondée de Ses faveurs,

qui n’en fait usage que pour Le louer ;

qui, s’oubliant totalement elle-même,

ne pense qu’à Lui !

La joie dont elle est transportée

n’a point pour objet sa propre élévation,

toute sublime qu’elle est.

Son unique objet

est le Dieu auteur de son salut,

le Dieu qu’elle porte en son sein,

et qui ne S’y est enfermé

que pour la sauver,

elle

et tout le genre humain.


(R.P. Grou, s.j.)


Mercredi 15 juillet 2026
S. Henri,

empereur et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, en ce jour, avez fait passer le bienheureux Henri, Votre Confesseur, d’un trône de la terre au royaume du Ciel : nous Vous demandons humblement que, comme en le prévenant par l’abondance de Votre grâce, vous l’avez fait triompher des attraits du siècle, ainsi Vous nous fassiez, à son imitation, éviter les séductions du monde et parvenir jusqu’à Vous avec des cœurs purs. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Henri II, surnommé le Pieux, fut roi de Bavière en 972, roi de Germanie en 1002, et chef du Saint Empire Romain de 1014 à 1024. Il fit serment à Benoît VIII, qui l’avait sacré, « de lui garder à lui et à ses successeurs la fidélité en toutes choses ».


Il mit ses soins et son application à étendre la religion, en relevant les églises détruites, et en fondant des monastères qu’il enrichit de ses largesses. Retenu au Mont-Cassin par une grave maladie, il en fut guéri d’une manière miraculeuse, grâce à l’intercession de saint Benoît. Voulant être prêt à la venue du divin Maître, il rentra d’Italie par la France, se fit agréger à la Communauté de Cluny, et sollicita son admission à l’abbaye bénédictine de Saint-Vanne de Verdun.


L’abbé le reçut, mais lui ordonna aussitôt, au nom de l’obéissance religieuse, de remonter sur le trône impérial. Il eut tellement à cœur la loi de Dieu qu’il garda une absolue virginité dans le mariage. Aussi résolut-il, d’accord avec sa sainte épouse Cunégonde, de faire de Jésus-Christ leur héritier. Il fonda dans ce dessein l’évêché de Bamberg, auquel il laissa tous ses biens. Il fut inhumé dans cette église en 1024.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Rappelez-vous que la sainteté peut s’acquérir dans tous les états.

Méditation du jour
Confiance en la divine miséricorde  suite

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