Méditation du jour
- 8 novembre
“
Le vrai bonheur est dans l’union à Dieu ”

Très au-dessus de ce que peut entrevoir la raison philosophique,

sans posséder encore la Béatitude parfaite,

qui est celle du Ciel,

nous avons trouvé le vrai bonheur,

dans la mesure où nous aimons sincèrement,

efficacement,

généreusement

le Souverain Bien par-dessus tout,

plus que nous-mêmes

et que toute autre créature,

dans la mesure où nous ordonnons

chaque jour

plus profondément

toute notre vie

vers Lui.

Malgré les tristesses parfois accablantes de la vie présente,

nous avons trouvé le vrai bonheur

ou la paix,

du moins au sommet de l’âme,

lorsque nous aimons Dieu par-dessus tout,

car la paix est la tranquillité de l’ordre,

et nous sommes alors unis au principe même de tout ordre

et de toute vie.

Le Sauveur nous a donné la paix,

non pas par l’accumulation des plaisirs,

des richesses,

des honneurs,

de la gloire,

du pouvoir,

mais par l’union à Dieu.

Et Il nous a tellement donné cette paix solide et durable,

qu’Il peut nous la conserver et nous la conserve,

comme il l’a prédit,

au milieu même des persécutions :

« Bienheureux les pauvres…

« Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice...

« Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice parce que le royaume des Cieux est à eux. »

Déjà le royaume des Cieux est à eux,

en ce sens que, dans L’union à Dieu,

ils ont

par la Charité

la Vie éternelle commencée.


(R.P. Garrigou-Lagrange, o.p.)


Jeudi 15 octobre 2026
Ste Thérèse de Jésus,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Exaucez-nous, ô Dieu, qui êtes notre salut, et faites que, célébrant avec joie la fête de la bienheureuse Thérèse, Votre Vierge, nous soyons nourris du pain de sa céleste doctrine et formés aux sentiments d’une piété fervente. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née à Avila, en Espagne, sainte Thérèse de Jésus fut, dès sa tendre enfance, dévorée du désir du martyre. À l’âge de dix-huit ans, elle entra au couvent de Sainte-Marie du Mont-Carmel, et se consacra au Christ qu’elle choisit pour époux.


Son cœur était si embrasé des flammes de l’Amour divin qu’elle écrivait : « Comme l’âme ravie sent dans ce corps sa captivité et la misère de la vie ! Elle se regarde comme une esclave vendue sur une terre étrangère, et ce qui lui est plus amer, c’est de voir de tous côtés cet amour passionné qu’on a pour cette vie et si peu de bannis qui gémissent comme elle, et demandent la fin de l’exil ».


Sur le conseil de Jésus elle prononça le vœu si difficile de faire toujours ce qu’elle jugerait être le plus parfait. Elle atteignit dans l’oraison le plus haut degré de la vie mystique.


« L’oraison la mieux faite et la plus agréable à Dieu, écrivait-elle, est celle qui laisse après elle de meilleurs effets s’annonçant par les œuvres, et non pas ces goûts qui n’aboutissent qu’à notre propre satisfaction ».


Et l’action de cette humble vierge qui convertit des milliers d’âmes, prouve assez le rôle prépondérant de la vie contemplative, qui provient de ce fait qu’on s’y adresse directement à Dieu, Auteur de tout bien.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Demandez à Dieu le feu de Son Amour ; L’aimer, c’est tout.

Méditation du jour
La croix nous fait chercher Dieu  suite

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