Méditation du jour
S. Zacharie,

prophète - 6 septembre

Les Sacrements, source de bonheur ”

Le monde des joies n’est guère moins vaste sur la terre

que le monde des douleurs,

et les Sacrements sont là qui purifient,

élèvent,

sanctifient,

et surnaturalisent des multitudes de ces jouissances légitimes.

Cependant il y a une différence entre l’action qu’ils exercent sur les peines et celle qu’ils exercent sur les joies.

Les Sacrements sont des sources de bonheur pour toute la terre.

Ils couvrent même de verdure les sables monotones de la vie ;

ils font fleurir le désert ;

ils couronnent de fleurs les rochers arides,

et ils embellissent de leur douceur les plus sombres solitudes.

Qui peut dire quelle mélodie la bonté des hommes fait entendre en ce moment aux oreilles de Dieu,

grâce aux joyeuses inspirations des Sacrements ?

En vérité, la joie humaine est une chose magnifique,

un véritable hommage d’adoration offert au Créateur.

En dehors de Dieu,

il n’est pas de beauté qui puisse Lui être comparée,

si ce n’est l’éternel jubilé des Anges.

Mais les joies que les Sacrements ont sanctifiées,

et encore plus les joies que les Sacrements ont engendrées,

qui peut dire leur suavité ?


(R.P. Faber, Oratorien)


Dimanche 21 juin 2026
4e dimanche après la Pentecôte
3e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Accordez-nous, Seigneur, cette grâce, nous Vous en prions, que le cours du monde soit pour nous calme et paisible sous la conduite de Votre Providence, et que Votre Église Vous serve avec joie dans la tranquillité. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Esprit-Saint, « distributeur des dons célestes », fit de Louis, jeune prince de la noble famille de Gonzague, un ange de la terre en réunissant en lui toutes les merveilles de l’innocence et de la mortification. Aussi l’Église lui applique-t-elle le verset du Psaume où l’humanité d’Adam avant sa chute et celle du Christ, sont déclarées à peine inférieures à la nature angélique.


Sa naissance à la vie céleste précéda en quelque sorte sa naissance à la vie naturelle, car il vint au monde au château de Castiglione en Italie, dans de si périlleuses circonstances qu’on se hâta de le baptiser. Encore enfant, tous ceux qui le portaient dans leurs bras croyaient tenir un Ange.


À l’âge de neuf ans, il fit à Florence, devant l’autel de !a bienheureuse Vierge, le vœu de virginité et durant toute sa vie, il pratiqua la plus sévère modestie dans les regards. Au milieu des séductions des cours princières, où l’envoya son père, toujours il garda si fidèlement sa première innocence qu’on l’aurait cru confirmé en grâce. Vers l’âge de onze ans, il reçut pour la première fois des mains de saint Charles Borromée le pain des Anges.


À seize ans il entra à Rome dans la Compagnie de Jésus, dont il est l’une des gloires. Il se distingua tellement par sa mortification et son amour divin qu’on le compare aux élus dans la condition où les fixera la résurrection générale. « Ils vivent comme des Anges », dit Jésus, parce que l’âme exercera un plein empire sur le corps qui participera de sa nature spirituelle.

À l’âge de vingt-deux ans (1591), revêtu de son innocence comme d’une robe nuptiale, sur laquelle brillaient les perles de ses larmes continuelles, il mourut victime de son dévouement pour les pestiférés et gravit la montagne sainte pour y prendre part au Banquet céleste où Dieu convie ceux dont le cœur est pur.


Recourons aux mérites et à l’intercession de saint Louis. Benoît XIII le donna comme modèle à la jeunesse, afin que ne l’ayant pas toujours imité dans son innocence, elle l’imite du moins dans sa pénitence.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Vivez dans une grande pureté de corps, de cœur et d’esprit.

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