Méditation du jour
S. Henri,

empereur et confesseur - 15 juillet

Confiance

en la divine miséricorde ”

C’est seulement

quand nous nous jetons la tête baissée

dans la miséricorde,

que notre indignité

n’altère pas notre confiance.

Cependant,

que pouvons-nous faire de notre incalculable indignité,

si ce n’est de la confier

à l’infinité absolue

de la compassion divine ?

Nos péchés !…

ils sont, dans un sens, ineffaçables ;

ils sont pour nous

des objets de crainte,

même après qu’ils sont pardonnés ;

ils ne sont point oubliés ;

nous avons à en entendre parler un jour ;

nous devons leur être confrontés.

Le meilleur moyen de nous en débarrasser,

c’est de les confier

à la justice de Dieu.

L’entreprise est effrayante ;

mais le précieux Sang est là.

Quant à notre éternité,

cet intérêt est presque trop grand

pour de si petites créatures

que nous sommes,

et nous ne pouvons y penser

sans frémir.

Dieu sait déjà ce qu’elle sera ;

cependant nous devons nous en rapporter

à Son silence.

Ainsi cette confiance

fait face à toutes les nécessités

de notre position

pendant qu’elle satisfait,

plus que tout le reste,

à ce qui est dû

à la magnificence de Dieu.


(R.P. Faber, Oratorien)


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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