Méditation du jour
S. Dominique Savio,

confesseur


- 6 mai

La prédestination de la Sainte Vierge”
Saint Pierre de Vérone, dominicain, prêche la Vérité et l
Saint Pierre de Vérone, dominicain, prêche la Vérité et l'Amour de Dieu.
Triptyque de saint Pierre Martyr, peinture sur bois de Fra Angelico (1429).

  • La prédestination de la Sainte Vierge.

    Cette place éminente de Marie

    dans la grande œuvre de la Rédemption,

    telle que l’auguste Trinité l’avait conçue,

    est précisément ce qui constitue sa prédestination.

    C’est une place à part,

    une place qui confine au domaine propre de la Divinité.

    Et cette place,

    ô Vierge sainte,

    ne vous sera point ôtée.

    Aussi longtemps que le Fils de Dieu est ce qu’Il est,

    Jésus-Christ hier,

    aujourd’hui

    et à jamais,

    vous êtes sa Mère !

    Si Jésus est le soleil de justice,

    vous en êtes l’aurore ;

    si Jésus est le feu dévorant

    qui doit embraser nos cœurs,

    vous êtes le silex d’où ce feu a jailli ;

    c’est en vous,

    comme dans un temple bâti de Ses mains,

    que le Roi du Ciel S’est uni à notre nature ;

    c’est vous qui,

    en votre nom et au nôtre,

    avez consenti à cette alliance,

    et le fiat une fois prononcé,

    vous ne l’avez jamais retiré.


    (R.P. J.-M. Dourche)


  • Mardi 25 août 2026
    S. Louis,

    roi et confesseur
    3e classe

    Temps après la Pentecôte



    Oraison - collecte
    Ô Dieu, qui d’une royauté terrestre, avez élevé saint Louis, Votre Confesseur, à la gloire du céleste Royaume ; nous Vous prions, daignez nous accorder, en considération de ses mérites et de son intercession, la grâce d’être associés à la gloire du Roi des rois, Jésus-Christ Votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.
    Ainsi soit-il

    Vie du Saint du jour
    Louis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel.

    Il aimait à s’appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de Chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu’à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ».


    Assidu aux Offices de l’Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux Messes. À minuit il se réveillait pour les Matines et commençait par l’office de Prime sa royale journée.


    Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : Et Homo factus est et de se prosterner à l’endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira. Ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l’Église.

    « On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne je les passais au jeu ou à la chasse ».

    Sa piété ne l’empêcha jamais en effet de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.


    À la suite d’une maladie il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu’on lui eut rendu la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les Chrétiens. Revenu en France, il s’appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte Couronne d’épines et de l’importante parcelle de la vraie Croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople.


    D’une grande austérité pour lui-même, et d’une grande charité pour les autres, il disait : « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l’amour de Dieu qu’en faste et vaine gloire. »

    « Souvent, dit Joinville, j’ai vu le bon roi après la Messe aller au bois de Vincennes, s’asseoir au pied d’un chêne et donner audience à tous ceux qui avaient à lui parler. »


    Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l’heure même où le Christ mourut sur Sa Croix.


    La veille de sa mort, on l’entendait répéter : « Nous irons à Jérusalem ». C’est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu’il devait régner avec le Roi des rois.


     voir la grande vie du Saint


    Résolution pratique du jour
    Faites consister votre dignité, à porter noblement votre titre de Catholique.


    Méditation du jour
    La Charité fraternelle au temps de saint Louis  suite

    |Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |