Méditation du jour
- 23 mai
La terre des vivants ”

Ici-bas, terre des vivants qui meurent.

Là-haut, terre des vivants qui vivent. Il n’y a plus de sommeil. Il n’y a plus de lassitude. Il n’y a plus de mort. Dieu est la vie.

Les élus, qui sont en Lui, vivent de Lui pleinement, immensément, totalement. Leur intelligence, éclairée de Sa lumière et Le voyant Lui-même, est dans une activité constante, heureuse. Elle jouit de l’expérience éternelle de la vérité possédée. Le cœur, en extase ininterrompue de fervent amour, réalise, en le dépassant, son besoin de tendresse. Il aime Dieu, il aime les Saints de Dieu, il aime l’univers de Dieu. Il aime tout en Dieu. Et il L’aime sans peur de Le perdre, sans ralentissement d’ardeur, sans aucune des limites que la vie terrestre impose inévitablement à ses désirs profonds.

Leur corps aussi, un jour, après la grande levée des morts ressuscités, vivra intensément, immortel et glorieux, transfiguré à l’image du Corps de Jésus-Christ. Plus de faim, plus de soif : pas de maladie et pas d’usure. Toujours voir ! toujours entendre !

Vivre, vivre enfin ! Il n’y a pas de cimetière au paradis, ni de lits d’agonie. Il n’y a pas de funérailles. « Dieu, dit le Christ, n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. »

C’est pourquoi le « Pays de Dieu » est la terre heureuse et lumineuse des vivants éternels...


(R.P. Bellouard, o.p.)


Samedi 10 janvier 2026
de la Sainte Vierge
4e classe
Temps de l’Épiphanie

S. Agathon,

pape et confesseur


Bx Grégoire X,

pape et confesseur


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez choisi la féconde virginité de Marie pour donner au genre humain les biens du salut éternel, accordez-nous de ressentir la bienfaisante intercession de celle par qui il nous fut donné de recevoir l’Auteur de la vie, Notre Seigneur Jésus-Christ Votre Fils, qui vit et règne avec Vous en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Issu des comtes de Nevers, moine à Grandmont, puis à Pontigny, où il s’était retiré pour fuir les grandeurs, saint Guillaume fut forcé de monter sur le siège de Bourges en 1200 ; il fallut un ordre du légat du Pape et de l’Abbé de Cîteaux pour le décider.


Plein d’humilité et de sévérité pour lui-même, il manifestait une charité et une douceur admirables envers les hérétiques albigeois afin de faciliter leur conversion. Il se montra l’énergique défenseur des droits de l’Église et encourut la disgrâce de Philippe-Auguste plutôt que de se faire l’exécuteur des rigueurs outrées que ce prince voulait exercer.

Sa mansuétude toucha le roi, qui revint sur ses préventions et témoigna depuis au saint apôtre une profonde affection.


« Il est temps de sortir de notre sommeil ! » dit-il un jour, après que Dieu lui eut révélé que l’heure de sa mort était proche ; et il expira, le 10 janvier 1209, ayant donné à son peuple les plus tendres et les plus fermes leçons, ainsi que les plus magnifiques exemples de Foi et de piété.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Priez pour que Dieu envoie de saints pontifes à Son Église.

Méditation du jour
Le seul tribut que Dieu nous demande  suite

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