Méditation du jour
- 23 mai
“
La terre des vivants ”

Ici-bas, terre des vivants qui meurent.

Là-haut, terre des vivants qui vivent. Il n’y a plus de sommeil. Il n’y a plus de lassitude. Il n’y a plus de mort. Dieu est la vie.

Les élus, qui sont en Lui, vivent de Lui pleinement, immensément, totalement. Leur intelligence, éclairée de Sa lumière et Le voyant Lui-même, est dans une activité constante, heureuse. Elle jouit de l’expérience éternelle de la vérité possédée. Le cœur, en extase ininterrompue de fervent amour, réalise, en le dépassant, son besoin de tendresse. Il aime Dieu, il aime les Saints de Dieu, il aime l’univers de Dieu. Il aime tout en Dieu. Et il L’aime sans peur de Le perdre, sans ralentissement d’ardeur, sans aucune des limites que la vie terrestre impose inévitablement à ses désirs profonds.

Leur corps aussi, un jour, après la grande levée des morts ressuscités, vivra intensément, immortel et glorieux, transfiguré à l’image du Corps de Jésus-Christ. Plus de faim, plus de soif : pas de maladie et pas d’usure. Toujours voir ! toujours entendre !

Vivre, vivre enfin ! Il n’y a pas de cimetière au paradis, ni de lits d’agonie. Il n’y a pas de funérailles. « Dieu, dit le Christ, n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. »

C’est pourquoi le « Pays de Dieu » est la terre heureuse et lumineuse des vivants éternels...


(R.P. Bellouard, o.p.)


Lundi 19 octobre 2026
S. Pierre d’Alcantara,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez daigné faire briller dans Votre Confesseur, le bienheureux Pierre, les dons d’une admirable pénitence et d’une sublime contemplation, faites, s’il Vous plaît, qu’aidés de ses mérites et mortifiant notre chair, nous obtenions plus facilement les biens célestes. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né à Alcantara, en Espagne, de parents nobles, saint Pierre distribua ses biens en aumônes, et entra à seize ans dans l’Ordre séraphique de saint François.


Très rigide observateur de la règle primitive de l’institut franciscain, il mena en effet un genre de vie fort austère. Sa grande dévotion pour la Passion de Jésus fit naître en lui un amour extraordinaire de la pénitence.


Il mourut en 1562 et apparaissant à sainte Thérèse d’Avila, il lui dit : « Ô bienheureuse pénitence, qui m’a valu une si grande gloire ! »


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Usez des choses de ce monde comme n’en usant pas, en vous rappelant constamment que c’est en vue de l’Éternité.

Méditation du jour
Tout Chrétien doit être fort  suite

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