Méditation du jour
S. Eusèbe,

évêque et martyr - 16 décembre

La Vierge libératrice ”

Précisément parce qu’elle était « la Vierge »,

et qu’elle l’était dans un sens inouï

et avec une plénitude incomparable

qui fait sa grandeur unique,

Marie n’était pas venue pour fonder des esclavages.

Comme elle s’en était libérée universellement,

cette splendide créature

que l’appel de l’Infini

dégageait de toute retombée,

s’appliquerait à libérer quiconque

s’approcherait d’elle.

Et, par surcroît, être de splendeur

et de grâce

virginales,

toute la douceur

et la bonté de son âme

la livrait à une pitié

et à une sollicitude immenses.

La Vierge ne sait qu’aimer :

elle est tout amour.

Amour pour les hommes

et amour pour l’Œuvre divine de la Rédemption,

l’Œuvre de Dieu,

ces deux amours qui n’en font qu’un

et se résument en l’amour de Dieu,

la conduisaient en toutes ses démarches.

Elle aimait à aimer.

Comment n’aurait-elle pas été prise de pitié pour ces humains

qui oubliaient de se vêtir de beauté spirituelle

et tombaient lourdement et tristement

en captivité charnelle ?

Comment n’aurait-elle pas applaudi à ceux qui travaillaient à s’établir dans l’harmonie intérieure

qui apparente aux mœurs divines ?

Aussi elle était venue pour les aider.

Elle les aidait.

La Vierge est un être de force

qui lutte pour la vérité

et combat pour la beauté.

Hardiment, elle se jette dans tous les travaux

qui doivent assurer le triomphe du bien :

elle se donne et avec elle tout ce qu’elle possède.

Ne savons-nous pas qu’elle a donné

jusqu’à son Fils ?


(R.P. B.-M. Morineau, s.m.m.)


Dimanche 15 mars 2026
4e dimanche de Carême
Lætare

1re classe
Temps du Carême



Oraison - collecte
Faites, s’il Vous plaît, Dieu tout-puissant, que, justement affligés à cause de nos péchés, nous puissions reprendre haleine par la consolation de Votre grâce. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Originaire d’Auvergne, sainte Louise de Marillac, devenue parisienne par son mariage avec Antoine Le Gras, le resta, après la mort de son mari, par une vie tout entière au service des pauvres et des malades de la capitale. Elle est la fondatrice et fut la première supérieure des Filles de la Charité, servantes des pauvres, qu’à la demande de saint Vincent de Paul elle initia à leur mission.


Elle les logea dans une maison de la rue des Fosses-Saint-Victor, aujourd’hui 43, rue du Cardinal Lemoine, puis les installa au Faubourg Saint-Denis, dans une maison de la rue du Bac appelée à devenir la maison générale.


Quand elle mourut, le 15 mars 1660, les Filles de la Charité comptaient déjà plusieurs fondations, à Angers, en Pologne, à Madagascar ; mais la fondatrice était constamment restée à Paris, secondant inlassablement saint Vincent de Paul dans toutes ses œuvres charitables.


Ses reliques sont conservées à la chapelle de la rue du Bac, où elles sont exposées à la vénération des fidèles.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Réparez vos péchés passés par un grand zèle pour la cause de Dieu et pour le salut des âmes.

Méditation du jour
Confiance en la divine Providence  suite

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