Méditation du jour
S. Venant,

martyr - 18 mai

“
Ô Dieu,

soyez béni partout

et toujours ! ”

Si l’on se souvenait de la vie future

et des espérances chrétiennes,

si l’on ne méconnaissait pas l’efficacité souveraine

de la douleur

pour l’embellissement de l’âme

et l’accroissement de nos mérites

en vue de la vie future,

est-ce que l’on gémirait encore

d’avoir à souffrir ?

Est-ce que, plus conscients de nos intérêts véritables,

nous ne chanterions pas plutôt

comme ce lépreux :

« Oh ! Dieu que j’aime,

« soyez béni !

« Soyez béni dans le sentiment de répulsion

« et de dégoût que j’inspire à chacun !

« Soyez béni dans mon isolement

« et ma détresse !

« Soyez béni dans l’intelligence que Vous m’avez donnée

« de Vos bontés,

« de Vos tendresses,

« de Votre amour !

« Soyez béni dans mon âme,

« qui s’est fixée en Vous

« et que Vous soutenez ineffablement !

« Soyez béni dans mon corps,

« qui tombe en ruines,

« mur de boue

« et de sanie,

« qui nous sépare

« et que Vous effondrez

« pour me permettre de Vous rejoindre !

« Soyez béni partout

« et toujours,

« ô Vous, le seul être qui ne m’avez point repoussé,

« qui peuplez ma solitude

« et qui remplirez mon Éternité !

« Soyez béni !… »

La vie est un combat,

une souffrance,

un effort.

Et c’est pourquoi il entre dans le plan sauveur :

des luttes pour repousser les ennemis de notre salut,

des douleurs pour transfigurer notre âme,

des efforts pour atteindre les hautes cimes de la perfection morale.


(Chanoine Bernies)


Samedi 17 octobre 2026
Ste Marguerite-Marie Alacoque,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Seigneur Jésus-Christ, qui avez d’une manière admirable révélé à la bienheureuse Vierge Marguerite-Marie les insondables richesses de Votre Cœur, faites que par ses mérites et son imitation, nous méritions, Vous aimant en tout et par-dessus toute chose, d’avoir une demeure permanente dans ce divin Cœur. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Sainte Marguerite-Marie Alacoque naquit à Vérosvres (diocèse d’Autun) en 1647. Très jeune, elle se consacra à Jésus-Christ par le vœu de virginité perpétuelle. À vingt-trois ans, elle entra chez les Visitandines de Paray-le-Monial.


Le Sacré-Cœur Se révéla à elle dans trois grandes révélations, sans que la communauté s’en doutât. Sainte Marguerite-Marie employa ses dernières années à répandre cette admirable dévotion au divin Cœur et mourut le 17 octobre 1690, à l’âge de quarante-trois ans.

Son corps virginal fut enseveli sous une dalle du chœur près de cette grille où elle était à genoux quand le divin Maître lui apparut.


Pie IX la béatifia en 1864 et Benoît XV l’a canonisée en la fête de l’Ascension, le 13 mai 1920 et Pie XI a étendu son Office à l’Église universelle le 26 juin 1929.

Pour rester dans l’esprit liturgique — qui est l’esprit de l’Église — et consacrer, comme elle nous y engage par des indulgences, le premier Vendredi du mois au Sacré-Cœur, adaptons cette dévotion au Cycle. Ce sera lui donner une grande variété, tant dans son objet matériel (le Cœur de Jésus naissant à Noël, mourant le Vendredi-Saint, ressuscitant à Pâques), que dans son objet formel (l’amour de Jésus dans Ses mystères joyeux, douloureux et glorieux).


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Efforcez-vous d’acquérir une profonde dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.


Méditation du jour
Le Sacré-Cœur et Sa fervente disciple  suite

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