Méditation du jour
S. Antonin

évêque et confesseur - 10 mai

Oportet semper orare

« Il ne faut jamais cesser de prier ».

  • Il faut prier,

    mais ne pas s’agiter

    comme des charismatiques en transe

    que la Renaissance avait préparés pour notre malheur ”

Cette prière ininterrompue

que le divin Maître réclame de nous

ne peut absorber toute notre activité ;

il ne s’agit pas de nous dérober,

par exemple,

à notre devoir d’état

pour multiplier nos exercices de piété.

La prière dont il est question,

celle que Notre-Seigneur nous dit que nous ne devons jamais interrompre,

c’est l’union de notre âme à Dieu.

Et la prière ne peut pas être autre chose que cela,

car s’ils ne sont pas

une application de notre pensée à Dieu

et un élan de notre cœur vers Lui,

nos exercices de piété sont dénués de sens.

Mais si, au contraire,

notre âme est unie à Dieu,

si nous vivons en Sa présence,

on comprend comment nous pouvons être fidèles

au précepte du Christ qui nous demande de prier constamment,

car alors toutes nos actions

deviennent une prière,

et nous réalisons la parole de saint Paul :

quoi que nous fassions,

même les actes les plus humbles de notre vie,

c’est pour la gloire de Jésus-Christ que nous agissons.


(Abbé F. Renaud)


Vendredi 10 juillet 2026
Les Sept Frères martyrs et

Ste Rufine et Ste Seconde,

vierges et martyres
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, ô  Dieu tout-puissant, faites qu’ayant connu combien Vos glorieux Martyrs ont été fermes dans la confession de leur Foi, nous ressentions les effets de leur charitable intercession auprès de Vous. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église, en célébrant aujourd’hui le triomphe des sept fils de sainte Félicité (fête le 23 novembre) qui furent martyrisés sous les yeux de leur mère, loue cette femme forte qui, en les exhortant à mourir, « fut elle-même victorieuse en eux tous ». Elle étendit en effet sa maternité jusqu’aux âmes de ses enfants en leur faisant accomplir la volonté de Dieu. Ils moururent en l’an 150, sous l’empereur Antonin.


Le Martyrologe romain donne ces indications :

« À Rome, la passion des Sept Frères martyrs, fils de la martyre sainte Félicité, savoir : Janvier, Félix, Philippe, Sylvain, Alexandre, Vital et Martial, qui souffrirent au temps de l’empereur Antonin, sous Publius, préfet de la Ville. Janvier, d’abord battu de verges, puis soumis aux rigueurs de la prison, fut tué à coups de cordes garnies de plomb ; Félix et Philippe furent assommés à coups de bâton ; Sylvain fut précipité d’un lieu élevé ; Alexandre, Vital et Martial eurent la tête tranchée. »


Un siècle plus tard sainte Rufine et sainte Seconde, sœurs par la nature, le devenaient doublement en mêlant leur sang dans un même supplice, plutôt que de perdre la virginité qu’elles avaient vouée à Jésus, leur époux. Elles furent martyrisées à Rome sous les empereurs Valérien et Gallien en 257.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
N’écoutez pas la voix de la chair et du sang ; mais la voix seule du devoir et de la vertu.

Méditation du jour
Sachons donc accepter les croix  suite

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