Méditation du jour
S. Antonin

évêque et confesseur - 10 mai

Oportet semper orare

« Il ne faut jamais cesser de prier ».

  • Il faut prier,

    mais ne pas s’agiter

    comme des charismatiques en transe

    que la Renaissance avait préparés pour notre malheur ”

Cette prière ininterrompue

que le divin Maître réclame de nous

ne peut absorber toute notre activité ;

il ne s’agit pas de nous dérober,

par exemple,

à notre devoir d’état

pour multiplier nos exercices de piété.

La prière dont il est question,

celle que Notre-Seigneur nous dit que nous ne devons jamais interrompre,

c’est l’union de notre âme à Dieu.

Et la prière ne peut pas être autre chose que cela,

car s’ils ne sont pas

une application de notre pensée à Dieu

et un élan de notre cœur vers Lui,

nos exercices de piété sont dénués de sens.

Mais si, au contraire,

notre âme est unie à Dieu,

si nous vivons en Sa présence,

on comprend comment nous pouvons être fidèles

au précepte du Christ qui nous demande de prier constamment,

car alors toutes nos actions

deviennent une prière,

et nous réalisons la parole de saint Paul :

quoi que nous fassions,

même les actes les plus humbles de notre vie,

c’est pour la gloire de Jésus-Christ que nous agissons.


(Abbé F. Renaud)


Mercredi 15 juillet 2026
S. Henri,

empereur et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, en ce jour, avez fait passer le bienheureux Henri, Votre Confesseur, d’un trône de la terre au royaume du Ciel : nous Vous demandons humblement que, comme en le prévenant par l’abondance de Votre grâce, vous l’avez fait triompher des attraits du siècle, ainsi Vous nous fassiez, à son imitation, éviter les séductions du monde et parvenir jusqu’à Vous avec des cœurs purs. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Henri II, surnommé le Pieux, fut roi de Bavière en 972, roi de Germanie en 1002, et chef du Saint Empire Romain de 1014 à 1024. Il fit serment à Benoît VIII, qui l’avait sacré, « de lui garder à lui et à ses successeurs la fidélité en toutes choses ».


Il mit ses soins et son application à étendre la religion, en relevant les églises détruites, et en fondant des monastères qu’il enrichit de ses largesses. Retenu au Mont-Cassin par une grave maladie, il en fut guéri d’une manière miraculeuse, grâce à l’intercession de saint Benoît. Voulant être prêt à la venue du divin Maître, il rentra d’Italie par la France, se fit agréger à la Communauté de Cluny, et sollicita son admission à l’abbaye bénédictine de Saint-Vanne de Verdun.


L’abbé le reçut, mais lui ordonna aussitôt, au nom de l’obéissance religieuse, de remonter sur le trône impérial. Il eut tellement à cœur la loi de Dieu qu’il garda une absolue virginité dans le mariage. Aussi résolut-il, d’accord avec sa sainte épouse Cunégonde, de faire de Jésus-Christ leur héritier. Il fonda dans ce dessein l’évêché de Bamberg, auquel il laissa tous ses biens. Il fut inhumé dans cette église en 1024.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Rappelez-vous que la sainteté peut s’acquérir dans tous les états.

Méditation du jour
Confiance en la divine miséricorde  suite

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