Méditation du jour
S. Augustin de Cantorbéry,

évêque et confesseur - 28 mai

Le don de l’apostolat ”
Le feu de la Charité alimenté par le Saint Sacrement de l
Le feu de la Charité alimenté par le Saint Sacrement de l'Eucharistie.
L'Hostie consacrée comme le Précieux Sang sont également les vrais Corps, Sang, Âme et Divinité
de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Le don de l’apostolat

vient du Ciel.

Convertir ses frères,

les racheter,

les sauver,

c’est une passion divine.

Cette passion,

Dieu l’a sentie Lui-même,

le premier.

« Il veut que tous les hommes soient sauvés

« et viennent à la connaissance de la Vérité ».

Et c’est Jésus-Christ,

le Fils de Dieu,

qui allume sur la terre cette flamme divine :

« Je suis venu apporter le feu sur la terre,

« et que désiré-Je sinon qu’il s’allume ».

À la veille de quitter la terre

pour remonter à Son Père,

Il laisse tomber de Ses lèvres

dans le cœur enflammé de Ses Apôtres,

ces paroles qui électriseront leurs âmes :

« Comme Mon Père M’a envoyé,

« ainsi Je vous envoie…

« Allez donc,

« enseignez toutes les nations... ».

Telle est la « grande charte » de l’apostolat.

Ce germe fécond,

jeté dans le cœur des amis de Jésus-Christ,

devait,

après la merveille de la Pentecôte,

prendre un développement tel

que la Pentecôte peut être regardée

comme l’inauguration

et la consécration officielle

de l’apostolat universel.


(R.P. Vittorino Facchinetti, o.f.m.)


Jeudi 20 août 2026
S. Bernard,

abbé et docteur de l’Église
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui  avez fait à Votre peuple la grâce d’avoir le bienheureux Bernard, pour ministre du salut éternel, faites, nous Vous en prions, que nous méritions d’avoir pour intercesseur dans les Cieux celui qui nous a donné sur terre la doctrine de vie. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église aime à célébrer après la fête de l’Assomption saint Bernard, le Docteur aux paroles de miel, Doctor mellifluus, dont le principal titre de gloire fut d’avoir chanté, avec une indicible tendresse et une ardente piété, dans ses prières, dans ses ouvrages et dans ses sermons, les grandeurs de Marie.


Né en 1091, en Bourgogne, d’une noble famille, il sut, dès l’âge de vingt-deux ans, gagner à Jésus-Christ trente gentilshommes qui embrassèrent avec lui la vie monastique à Cîteaux.

L’Ordre Cistercien, cette branche sortie du vieux tronc bénédictin, y acquit une vigueur nouvelle qui lui permit de couvrir de ses rejetons l’Europe entière. « Le juste fleurira comme le palmier, il se multipliera comme le cèdre du Liban ». Et dans le célèbre monastère que saint Bernard fonda, peu après, dans « le val d’Absinthe », sur la rive gauche de l’Aube, et dont il fut le premier Abbé, chaque jour, il répandait sur une communauté de 700 moines les trésors de doctrine et de sagesse que Dieu lui avait départis et qui rendent à jamais son nom immortel.


Moine austère, grand orateur chrétien et savant docteur, il fut le flambeau, dont parle l’Évangile, qui éclaira le monde au XIIe siècle et lui imprima le caractère chrétien qui le distingue. Le Pape Eugène III, qui avait été formé par lui à la vie monastique, sollicite et reçoit ses conseils ; au Concile d’Étampes, il met fin à un schisme qui, en opposant Anaclet à Innocent II, troublait le clergé et le peuple de Rome.

Il est consulté par Guillaume d’Aquitaine, par la duchesse de Lorraine, par la comtesse de Bretagne, par Henri fils du roi de France, par Pierre fils du roi de Portugal, par Louis VI, Louis VII, Conrad, Lothaire et par l’abbé de Saint-Denis. Il terrasse, au Concile de Laon, le célèbre docteur Abélard, et démasque avec sa puissante logique les erreurs d’Arnaud de Brescia et de Pierre de Bruys.

Il s’attaque enfin à l’islamisme et, prêchant la seconde croisade à Vézelay, il soulève par son entraînante éloquence la vieille Europe tout entière.


Saint Bernard mourut à Clairvaux le 20 août 1153, et son corps fut déposé aux pieds de l’autel de la Vierge.

Il laissait après lui cent soixante monastères qu’il avait fondés en Europe et en Asie. Ses écrits, pleins d’une doctrine inspirée par la sagesse divine, le firent mettre au rang des Docteurs de l’Église universelle par Pie VIII.

 voir la grande vie du Saint


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