Méditation du jour
- 3 février
La pierre de touche à deux faces ”

Le Chrétien véritable,

c’est Jésus-Christ faisant participer un homme à Sa grâce

et à Ses vertus :

c’est Jésus-Christ doux et humble

dans un homme doux et humble.

« Apprenez de Moi que Je suis doux

« et humble de cœur »,

nous dit-Il.

Sommes-nous doux de cœur ?

Sommes-nous humbles de cœur ?

Voilà la pierre de touche à deux faces :

la face de dessous, c’est l’humilité ;

la face de dessus, c’est la douceur

que Jésus-Christ met en première ligne,

parce qu’elle est plus parfaite encore,

plus difficile,

plus céleste,

plus sainte,

plus divine s’il se peut.

Quand on y réfléchit bien,

ce qu’il y a de plus difficile

et de plus parfait,

c’est la douceur.

La patience qui, selon saint Jacques, atteint la perfection,

qu’est-ce après tout que la douceur

dans la souffrance ?

La ressemblance avec Jésus-Christ doux et humble de cœur,

voilà le miroir qui ne trompe pas.

Regardons-nous-y avec les yeux d’une conscience

droite

et sincère.


(Mgr de Ségur)


Dimanche 8 mars 2026
3e dimanche de Carême
1re classe
Temps du Carême

S. Jean de Dieu,

confesseur



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, Dieu tout-puissant, ayez égard aux vœux de nos cœurs humiliés, et pour nous défendre, étendez le bras de Votre majesté. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Jean de Dieu naquit au Portugal en 1495. Après une jeunesse orageuse, à l’âge de quarante ans, un jour qu’il entendait la parole divine, il se sentit tellement enflammé de charité envers Dieu dans le prochain, qu’il distribua tout ce qu’il possédait aux pauvres et consacra toute sa vie à leur service.


L’amour de Dieu se confond en effet avec celui du prochain, nous dit l’Évangile, car les hommes portent en eux l’image du Père céleste dont ils sont les fils en vertu de leur union avec Dieu et avec Jésus par la grâce.

Grâce à son détachement et aux aumônes que saint Jean obtint pour l’érection de deux vastes hôpitaux dans la ville de Grenade, « il enrichit l’Église d’une nouvelle famille » qui prit le nom de Frères-Hospitaliers de Saint-Jean de Dieu et qui, à l’imitation du Christ dans Sa vie d’apostolat, se dévoue pour guérir tout à la fois les corps et les âmes.


Un grand incendie s’étant déclaré dans un hôpital, il se jeta intrépidement au milieu des flammes et sauva tous les malades parce que le feu de l’amour divin qui embrasait son cœur était plus grand que celui qui brûlait au dehors.

Saint Jean, auquel son amour divin fit qu’on joignit à son nom celui de Dieu, était continuellement plongé dans la contemplation des choses célestes.


Atteint d’une grave maladie, il reçut les derniers Sacrements, puis se mettant à genoux, il mourut en pressant sur son cœur l’image de Jésus crucifié. C’était à Grenade en 1550.

Léon XIII le déclara le Patron des hospitaliers et des malades et ordonna qu’on mit son nom dans les Litanies des agonisants.


À l’exemple de saint Jean de Dieu remplissons nos cœurs du feu de la charité divine qui nous purifiera de nos vices et recourons à la protection de ce Saint pour que nous soyons toujours pourvus des remèdes qui conduisent à l’éternité.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Soyez bon pour les pauvres ; voyez en eux les membres souffrants de Jésus-Christ.

Méditation du jour
Relations de saint Joseph avec l’économie de la Rédemption  suite

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