Méditation du jour
S. André Corsini,

évêque et confesseur - 4 février

Le respect est le ciment de l’amour ”

Il n’y a rien qui importe plus à la charité

que le respect.

Si fort que semble l’amour

qui vous lie entre vous,

ôtez-en le respect,

vous verrez,

sans beaucoup tarder,

que votre union était

sans consistance.

On peut dire que le respect a une âme

et un corps :

l’âme, c’est l’estime ;

le corps, ce sont les égards.

Tous deux sont nécessaires :

la vérité les autorise

et la charité les commande.

Quand je parle d’estime ici,

j’entends plus que l’équitable appréciation du mérite ;

j’entends encore cette disposition favorable que le mérite constaté fait naître dans un bon cœur,

disposition dans laquelle toutes sortes de sentiments exquis se rencontrent et se fondent :

par exemple, la joie sincère d’avoir à approuver quelqu’un ;

joie qui s’augmente si,

au lieu d’approuver simplement,

il convient qu’on admire ;

le désintéressement de soi-même

dans la justice loyalement rendue à autrui ;

une liberté parfaite pour le louer,

et une fidélité prompte

et facile à lui donner cette louange ;

une propension intérieure à le mettre au-dessus de soi,

à s’observer en sa présence,

à l’écouter,

à le ménager,

à tenir compte de ce qui le touche,

enfin, un fonds de sympathie

et un commencement de bienveillance.

Tout cela se trouve dans l’estime chrétienne,

et c’est par là qu’elle est l’âme du respect.


(Mgr Gay)


Jeudi 24 septembre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Laissez-Vous fléchir, nous Vous en prions, Seigneur, et accordez à Vos fidèles le pardon et la paix, afin qu’ils soient purifiés de toutes leurs fautes, et qu’ils Vous servent avec un cœur rempli de confiance. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de Notre-Dame de la Merci :


Ô Dieu, qui, par la très glorieuse Mère de Votre Fils, avez daigné enrichir Votre Église d’une nouvelle famille destinée à délivrer les fidèles du Christ de la puissance des païens, faites que, vénérant avec piété l’inspiratrice d’une si grande œuvre, nous soyons, grâce à ses mérites et à son intercession, délivrés de nos péchés et de la captivité du démon. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La Sainte Vierge apparut au XIIIe siècle à saint Pierre Nolasque, à saint Raymond de Pegnafort, et à Jacques, roi d’Aragon, pour leur suggérer de fonder un institut religieux dans le but de délivrer les Chrétiens du joug barbare des Sarrasins qui occupaient à cette époque une grande partie de l’Espagne.


En conséquence, le 10 du mois d’août, de l’an 1218, le roi Jacques décréta l’établissement de l’Ordre royal, militaire et religieux de Notre-Dame de la Merci et concéda à ses membres le privilège de porter sur la poitrine ses propres armes.


Le plus grand nombre d’entre eux étaient chevaliers et tandis que les clercs récitaient l’Office divin dans les commanderies, eux surveillaient les côtes et délivraient les prisonniers.

Cette œuvre se répandit sur toute la surface du globe et produisit des héros de sainteté et des hommes d’une charité et d’une piété incomparables qui se dévouaient à recueillir les aumônes des Chrétiens pour racheter leurs frères et à se donner souvent eux-mêmes comme rançon pour délivrer un grand nombre de captifs.


Célébrée d’abord par l’Ordre de Notre-Dame de la Merci, la fête de ce jour fut étendue à l’Église universelle, par Innocent XII au XVIIe siècle.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Priez la sainte Vierge pour le rachat de tant d’âmes captives du démon et du vice.

Méditation du jour
Ô Marie, votre amour pour nous n’a pas de bornes  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |