Méditation du jour
S. André Corsini,

évêque et confesseur - 4 février

“
Le respect est le ciment de l’amour ”

Il n’y a rien qui importe plus à la charité

que le respect.

Si fort que semble l’amour

qui vous lie entre vous,

ôtez-en le respect,

vous verrez,

sans beaucoup tarder,

que votre union était

sans consistance.

On peut dire que le respect a une âme

et un corps :

l’âme, c’est l’estime ;

le corps, ce sont les égards.

Tous deux sont nécessaires :

la vérité les autorise

et la charité les commande.

Quand je parle d’estime ici,

j’entends plus que l’équitable appréciation du mérite ;

j’entends encore cette disposition favorable que le mérite constaté fait naître dans un bon cœur,

disposition dans laquelle toutes sortes de sentiments exquis se rencontrent et se fondent :

par exemple, la joie sincère d’avoir à approuver quelqu’un ;

joie qui s’augmente si,

au lieu d’approuver simplement,

il convient qu’on admire ;

le désintéressement de soi-même

dans la justice loyalement rendue à autrui ;

une liberté parfaite pour le louer,

et une fidélité prompte

et facile à lui donner cette louange ;

une propension intérieure à le mettre au-dessus de soi,

à s’observer en sa présence,

à l’écouter,

à le ménager,

à tenir compte de ce qui le touche,

enfin, un fonds de sympathie

et un commencement de bienveillance.

Tout cela se trouve dans l’estime chrétienne,

et c’est par là qu’elle est l’âme du respect.


(Mgr Gay)


Lundi 19 octobre 2026
S. Pierre d’Alcantara,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez daigné faire briller dans Votre Confesseur, le bienheureux Pierre, les dons d’une admirable pénitence et d’une sublime contemplation, faites, s’il Vous plaît, qu’aidés de ses mérites et mortifiant notre chair, nous obtenions plus facilement les biens célestes. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né à Alcantara, en Espagne, de parents nobles, saint Pierre distribua ses biens en aumônes, et entra à seize ans dans l’Ordre séraphique de saint François.


Très rigide observateur de la règle primitive de l’institut franciscain, il mena en effet un genre de vie fort austère. Sa grande dévotion pour la Passion de Jésus fit naître en lui un amour extraordinaire de la pénitence.


Il mourut en 1562 et apparaissant à sainte Thérèse d’Avila, il lui dit : « Ô bienheureuse pénitence, qui m’a valu une si grande gloire ! »


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Usez des choses de ce monde comme n’en usant pas, en vous rappelant constamment que c’est en vue de l’Éternité.

Méditation du jour
Tout Chrétien doit être fort  suite

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