Méditation du jour
S. André Corsini,

évêque et confesseur - 4 février

Le respect est le ciment de l’amour ”

Il n’y a rien qui importe plus à la charité

que le respect.

Si fort que semble l’amour

qui vous lie entre vous,

ôtez-en le respect,

vous verrez,

sans beaucoup tarder,

que votre union était

sans consistance.

On peut dire que le respect a une âme

et un corps :

l’âme, c’est l’estime ;

le corps, ce sont les égards.

Tous deux sont nécessaires :

la vérité les autorise

et la charité les commande.

Quand je parle d’estime ici,

j’entends plus que l’équitable appréciation du mérite ;

j’entends encore cette disposition favorable que le mérite constaté fait naître dans un bon cœur,

disposition dans laquelle toutes sortes de sentiments exquis se rencontrent et se fondent :

par exemple, la joie sincère d’avoir à approuver quelqu’un ;

joie qui s’augmente si,

au lieu d’approuver simplement,

il convient qu’on admire ;

le désintéressement de soi-même

dans la justice loyalement rendue à autrui ;

une liberté parfaite pour le louer,

et une fidélité prompte

et facile à lui donner cette louange ;

une propension intérieure à le mettre au-dessus de soi,

à s’observer en sa présence,

à l’écouter,

à le ménager,

à tenir compte de ce qui le touche,

enfin, un fonds de sympathie

et un commencement de bienveillance.

Tout cela se trouve dans l’estime chrétienne,

et c’est par là qu’elle est l’âme du respect.


(Mgr Gay)


Jeudi 4 juin 2026
FÊTE-DIEU
le jeudi après la Sainte Trinité

1re classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui nous avez laissé sous un Sacrement admirable le mémorial de Votre Passion, daignez nous accorder la grâce de révérer les sacrés mystères de Votre Corps et de Votre Sang, de manière à ressentir toujours en nous le fruit de Votre rédemption. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint François, de la noble famille des Caracciolo, dans les Abruzzes, résolut, pendant une grave maladie, de s’attacher entièrement au service de Dieu, afin d’être prêt lorsque le Maître viendrait le chercher.


Une lettre qui lui fut remise par erreur le mit au courant du projet qu’avaient deux hommes pieux de fonder un nouvel institut religieux. Il y vit un signe de la Providence et devint l’un des fondateurs de l’Ordre des Clercs-Mineurs réguliers. Il prit alors de sa Profession le nom de François, à cause de sa dévotion à saint François d’Assise.


À l’amour de la pénitence il ajoutait un grand zèle pour la prière. Brûlant d’un ardent amour pour le divin mystère de l’Eucharistie, son cœur se fondait comme la cire lorsqu’il se trouvait devant le Tabernacle, où il ressentait toute l’abondance de la douceur que Dieu a préparée à ceux qui Le craignent.


Il mourut à quarante-quatre ans, en l’an 1608, en la Vigile de la Fête-Dieu, et « bien qu’il ait peu vécu, il a rempli une longue carrière car une vie sans tache équivaut à une véritable vieillesse ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
À l’exemple de saint François Caracciolo, prions et réduisons notre corps en servitude, afin qu’embrasés comme lui du feu de la Charité, nous puissions nous asseoir dignement à la Table sacrée.

Méditation du jour
Ce qu’apporte la vraie Charité : le sentiment de la Présence de Dieu !  suite

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