Méditation du jour
S. Matthieu,

apôtre et évangéliste - 21 septembre

“
La patience est œuvre parfaite ”

Le travail de la vertu,

quand il est chrétien,

est l’œuvre de l’homme pour Dieu ;

la douleur,

dès qu’elle est chrétienne,

est l’œuvre de Dieu dans l’homme.

Aussi, regardez l’ordre de la vie,

non seulement telle que la grâce la fait aux Saints,

mais telle qu’elle est réglée pour tous par son cours naturel :

dans le commencement,

le travail occupe une grande place ;

la douleur est surtout réservée pour la fin.

C’est tout simple :

aux débutants,

les tâches aisées ;

aux avancés,

aux forts,

les devoirs difficiles.

Dieu commence par nous faire des épaules ;

ensuite Il y dépose la croix.

Ceux qu’Il appelle sont des enfants ;

ceux qu’Il envoie sont des apôtres ;

ceux qu’Il couronne sont des martyrs.

On ne saurait nier qu’il faille à l’homme une volonté très énergique pour résister ici-bas à l’attrait du plaisir ;

qui oserait affirmer qu’il ne nous faut pas une volonté beaucoup plus forte encore pour soutenir une grande douleur ?

Dans le premier cas, on se retient ;

dans le second, on se dompte.

Au reste, Notre-Seigneur semble avoir tout dit d’un seul mot,

en déclarant que la patience nous met en possession de nos âmes.

C’est là aussi l’œuvre parfaite,

parce que nul n’est ainsi totalement maître de soi,

si Dieu ne règne souverainement et totalement sur lui,

en quoi consiste la perfection de toute créature.


(Mgr Gay) Voir à la fin de la méditation du 21 mai #389


Lundi 12 octobre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte

S. Wilfrid,

évêque et confesseur



Oraison - collecte
Laissez-Vous fléchir, nous Vous en prions, Seigneur, et accordez à Vos fidèles le pardon et la paix, afin qu’ils soient purifiés de toutes leurs fautes, et qu’ils Vous servent avec un cœur rempli de confiance. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né en Angleterre, dans le Northumberland, saint Wilfrid reçut une éducation très distinguée et acheva ses études à Cantorbéry ; puis il se rendit à Rome et fut reçu avec faveur par le pape Martin. De retour dans son pays, il fut d’abord élu évêque de Northumberland, puis d’York. Plein de zèle pour la discipline et pour la liberté de l’Église, il défendit énergiquement ses droits et fut persécuté par le roi Egfried.


S’étant mis en mer pour aller chercher justice près du Saint-Siège, il fut pris par une tempête sur les côtes de la Frise et devint l’apôtre de cette contrée. Le roi Dagobert II, plein de reconnaissance et d’admiration pour ses vertus, lui offrit l’évêché de Strasbourg, qu’il refusa. Il continua sa route vers Rome, et le pape Agathon lui témoigna la plus paternelle affection. Il assista au concile de Latran, qui condamna l’hérésie des monothélites.


Puis le souverain pontife Jean VI ordonna la tenue d’un concile en Angleterre, pour que justice lui fût rendue. L’assemblée, à laquelle le roi assistait, n’hésita pas à reconnaître combien la cause de saint Wilfrid était légitime.


Le Saint vécut jusqu’à soixante-quinze ans, entouré de la vénération universelle, et, après avoir fondé de nombreuses églises, il mourut le 24 avril 709.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Conservez la paix du cœur dans vos luttes pour la cause de Dieu.

Méditation du jour
La puissance de l’Amour  suite

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