Méditation du jour
S. Matthieu,

apôtre et évangéliste - 21 septembre

La patience est œuvre parfaite ”

Le travail de la vertu,

quand il est chrétien,

est l’œuvre de l’homme pour Dieu ;

la douleur,

dès qu’elle est chrétienne,

est l’œuvre de Dieu dans l’homme.

Aussi, regardez l’ordre de la vie,

non seulement telle que la grâce la fait aux Saints,

mais telle qu’elle est réglée pour tous par son cours naturel :

dans le commencement,

le travail occupe une grande place ;

la douleur est surtout réservée pour la fin.

C’est tout simple :

aux débutants,

les tâches aisées ;

aux avancés,

aux forts,

les devoirs difficiles.

Dieu commence par nous faire des épaules ;

ensuite Il y dépose la croix.

Ceux qu’Il appelle sont des enfants ;

ceux qu’Il envoie sont des apôtres ;

ceux qu’Il couronne sont des martyrs.

On ne saurait nier qu’il faille à l’homme une volonté très énergique pour résister ici-bas à l’attrait du plaisir ;

qui oserait affirmer qu’il ne nous faut pas une volonté beaucoup plus forte encore pour soutenir une grande douleur ?

Dans le premier cas, on se retient ;

dans le second, on se dompte.

Au reste, Notre-Seigneur semble avoir tout dit d’un seul mot,

en déclarant que la patience nous met en possession de nos âmes.

C’est là aussi l’œuvre parfaite,

parce que nul n’est ainsi totalement maître de soi,

si Dieu ne règne souverainement et totalement sur lui,

en quoi consiste la perfection de toute créature.


(Mgr Gay) Voir à la fin de la méditation du 21 mai #389


Samedi 4 février 2023
S. André Corsini,

évêque et confesseur
3e classe

Temps après l’Épiphanie

1er samedi du mois


Oraison - collecte
Ô Dieu, qui renouvelez constamment les exemples des vertus dans Votre Église, donnez à Votre peuple de suivre les traces du bienheureux André, Votre Confesseur et Pontife, en sorte qu’il parvienne aux mêmes récompenses. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint André naquit à Florence de la noble famille des Corsini et fut consacré dès sa naissance à la Sainte Vierge.


Il sembla à sa mère dans son sommeil qu’elle avait mis au monde un loup qui, en entrant dans l’église des Carmes, fut soudain changé en agneau. Son fils se laissa en effet entraîner au désordre dans sa jeunesse. Mais Jésus exerça sur lui Son pouvoir rédempteur et saint André entra dans l’Ordre des Carmes au gouvernement duquel il fut bientôt préposé en Toscane.


Ayant mis de la sorte en valeur les talents dont Dieu l’avait gratifié, il fut élevé à une plus grande dignité encore et participa, comme Évêque de Fiesole, au Sacerdoce par lequel le Christ accomplit Son œuvre de réconciliation des âmes avec Dieu.

C’est ainsi qu’envoyé comme légat par Urbain V à Bologne, il sut, par sa grande prudence, éteindre les inimitiés ardentes qui avaient armé les citoyens les uns contre les autres.


Il reçut de la bienheureuse Vierge l’annonce de sa mort qui eut lieu en l’an 1373.

Loups par le péché, devenons comme saint André agneaux par la pénitence afin que, « suivant les traces de ce saint Confesseur, nous puissions parvenir aux mêmes récompenses ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez le courage de souffrir pour Dieu le mépris et les faux jugements des hommes.

Méditation du jour
Le respect est le ciment de l’amour  suite

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