Méditation du jour
S. Matthieu,

apôtre et évangéliste - 21 septembre

La patience est œuvre parfaite ”

Le travail de la vertu,

quand il est chrétien,

est l’œuvre de l’homme pour Dieu ;

la douleur,

dès qu’elle est chrétienne,

est l’œuvre de Dieu dans l’homme.

Aussi, regardez l’ordre de la vie,

non seulement telle que la grâce la fait aux Saints,

mais telle qu’elle est réglée pour tous par son cours naturel :

dans le commencement,

le travail occupe une grande place ;

la douleur est surtout réservée pour la fin.

C’est tout simple :

aux débutants,

les tâches aisées ;

aux avancés,

aux forts,

les devoirs difficiles.

Dieu commence par nous faire des épaules ;

ensuite Il y dépose la croix.

Ceux qu’Il appelle sont des enfants ;

ceux qu’Il envoie sont des apôtres ;

ceux qu’Il couronne sont des martyrs.

On ne saurait nier qu’il faille à l’homme une volonté très énergique pour résister ici-bas à l’attrait du plaisir ;

qui oserait affirmer qu’il ne nous faut pas une volonté beaucoup plus forte encore pour soutenir une grande douleur ?

Dans le premier cas, on se retient ;

dans le second, on se dompte.

Au reste, Notre-Seigneur semble avoir tout dit d’un seul mot,

en déclarant que la patience nous met en possession de nos âmes.

C’est là aussi l’œuvre parfaite,

parce que nul n’est ainsi totalement maître de soi,

si Dieu ne règne souverainement et totalement sur lui,

en quoi consiste la perfection de toute créature.


(Mgr Gay) Voir à la fin de la méditation du 21 mai #389


Samedi 22 juin 2024
S. Paulin,

évêque et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez promis le centuple dans le siècle à venir et la vie éternelle à ceux qui abandonnent tout en ce siècle pour Vous ; accordez-nous, dans Votre bonté que, suivant fidèlement les traces du saint Pontife Paulin, nous ayons la force de mépriser les biens de la terre et de désirer les seuls biens du Ciel. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Paulin, né l’an 353 d’une famille romaine très distinguée à Bordeaux, en Aquitaine, fit de brillantes études et devint sénateur à l’âge de vingt-cinq ans. Il fut ensuite consul et établit sa résidence à Nole, en Campanie.


Près du tombeau de saint Félix, le prêtre martyr dont l’Église célèbre la fête le 14 janvier, il est soudain touché de la grâce et reçoit bientôt le baptême. À l’exemple du Christ, « qui S’est fait pauvre de riche qu’Il était », et qui a conseillé la pratique de cette vertu de pauvreté, il abandonna les nombreuses richesses qu’il possédait et achète à ce prix le royaume des Cieux.


Il quitte son épouse, qui comme lui se donne à Dieu, et devient prêtre, puis évêque de Nole. Ses amis d’autrefois le blâment. Il « s’en tient à l’approbation de Jésus ». Mais bientôt surviennent les Goths qui ravagent la Campanie et tandis que, sans mérites pour eux, on arrache leurs biens aux riches de Rome, saint Paulin qui a quitté les siens volontairement et pour le Christ, en reçoit au contraire le centuple en l’autre monde et la vie éternelle. Il mourut à soixante-dix-huit ans, en 431, et fut enseveli près de saint Félix à Nole.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Soyez désintéressé dans les services que vous rendez à votre prochain.

Méditation du jour
L’Eucharistie, suprême marque du divin amour  suite

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