Méditation du jour
S. Lucien d’Antioche,

prêtre et martyr - 7 janvier

Qui se donne à Dieu totalement

trouve la vraie liberté ”

Oui, ô mon Dieu !

je veux me donner à Vous ;

donnez-m’en le courage,

fortifiez ma faible volonté

qui soupire après Vous ;

je Vous tends les bras,

prenez-moi ;

si je n’ai pas la force de me donner à Vous,

attirez-moi

par la douceur de Vos parfums,

entraînez-moi après Vous

par les liens de Votre amour.

Seigneur,

à qui serai-je

si je ne suis à Vous ?

Quel rude esclavage

que d’être à soi

et à ses passions !

Ô vraie liberté

des enfants de Dieu !

on ne vous connaît pas.

Heureux qui a découvert

où elle est et qui ne la cherche plus

où elle n’est pas !

Heureux mille fois

qui dépend de Dieu

en tout

pour ne plus dépendre

que de Lui seul !

Mais d’où vient

que l’on craint de rompre ses chaînes ?

Les vanités passagères

valent-elles mieux

que Votre éternelle vérité

et que Vous-même ?

peut-on craindre

de se donner à Vous ?

Ô folie monstrueuse !

ce serait craindre son bonheur ;

ce serait craindre de sortir de l’Égypte

pour entrer dans la terre promise,

ce serait murmurer dans le désert

et se dégoûter de la manne

par le souvenir des oignons d’Égypte.

(Mgr Fénelon)


Dimanche 23 août 2026
13e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte


S. Sidoine,

l’aveugle-né de l’Évangile,

compagnon de saint Maximin,

2e Évêque d’Aix-en-Provence


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, augmentez en nous la Foi, l’Espérance et la Charité ; et pour que nous méritions d’obtenir ce que Vous promettez, faites-nous aimer ce que Vous commandez. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Nous honorons aujourd’hui un Saint auquel la Sainte Vierge apparut pour lui faire connaître qu’il devait entrer dans l’Ordre des Servites, consacré à honorer les douleurs qui lui ont valu cette gloire dont nous venons de nous réjouir le 15 août.


Né à Florence de l’illustre famille des Béniti, saint Philippe donna dès son berceau des signes de sa future sainteté. Il y avait quinze ans que l’Ordre des Serviteurs de la Vierge Marie, appelés Servites, avait été institué. Le petit couvent était non loin de la ville. C’est là qu’entendant la Messe le jeudi de la Semaine de Pâques, saint Philippe fut frappé des paroles de l’Épître adressées par l’Esprit-Saint au diacre Philippe. Comme il portait le même nom, il s’appliqua ce texte de l’Écriture et se sentant invité par l’Esprit-Saint à entrer dans cet Ordre, il quitta tout pour s’acheter le trésor impérissable du Ciel.


Entré comme Frère convers, il fut plus tard ordonné prêtre, puis devint le général des Servites. Les Cardinaux assemblés à Viterbe, voulurent l’élire Pape et, par humilité il s’y refusa et se cacha dans les montagnes.

Il y fleurit comme le palmier, et y crût comme le cèdre du Liban. Dieu alors l’appela à évangéliser l’Italie, la France et l’Allemagne.


À son retour il fut confirmé dans sa charge pour toute sa vie. Il s’appliqua à calmer l’animosité qui existait entre les Guelfes partisans du Pape, et les Gibelins partisans de l’Empereur. Il courut alors de sérieux dangers auxquels l’Épître de la Messe fait allusion.

Une fièvre ardente le saisit le jour de l’Assomption, et il mourut à Todi en 1285 le jour de l’Octave en contemplant l’image du Sauveur étendu sur la Croix.


Demandons à Dieu l’humilité de saint Philippe, afin que, méprisant à son exemple les biens de la terre, nous recherchions toujours ceux du Ciel.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
« Aimez à être inconnu et compté pour rien » (Imitation de Jésus-Christ)

Méditation du jour
Le désir de Jésus-Christ dans la divine Eucharistie  suite

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