Méditation du jour
- 13 février
Le Chrétien ne doit pas redouter la mort ”

Que ceux qui ne connaissent et n’espèrent rien

au delà de cette vie misérable y soient attachés,

c’est un effet naturel

de leur amour-propre.

Mais que des Chrétiens à qui Dieu a fait des promesses

si grandes

et si précieuses

pour la vie future,

comme parle saint Pierre ;

à qui sont ouvertes les voies à une vie nouvelle :

mais que des Chrétiens qui doivent regarder ce monde

comme un lieu d’exil,

de misère

et de tentation,

manquent de courage

pour se détacher des amusements de leur pèlerinage,

et pour soupirer

après les biens immenses de leur Patrie,

c’est une bassesse d’âme

qui dément

et qui déshonore leur Foi.

Quoi ! des hommes destinés à jouir avec Jésus-Christ d’une gloire

et d’une félicité éternelles

ne se laisseront jamais toucher

par tant de grandeurs qui leur seront préparées !

Abrutis,

stupides,

ensevelis dans l’amour des choses sensibles,

ils feront leur capital des biens grossiers,

fragiles,

imaginaires de cette vie ;

et le paradis

ne sera que leur pis-aller !

Quoi ! ce ne sera que dans l’extrémité d’une maladie incurable

qu’ils voudront bien accepter,

faute de mieux,

le royaume du Ciel,

parce qu’ils sentiront alors

que tout ce qui les amusait sur la terre

leur échappe pour jamais !

Est-ce ainsi donc,

que nous demandons chaque jour à Dieu notre Père

l’avènement de Son règne,

que nous craignons néanmoins,

et que nous voulons toujours

différer ?


(Mgr Fénelon)


Vendredi 28 août 2026
S. Augustin,

évêque, confesseur et

docteur de l’Église
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Recevez favorablement nos supplications, Dieu tout-puissant, et puisque Vous voulez bien nous permettre d’espérer en Votre bonté, daignez, grâce à l’intercession du bienheureux Augustin, Votre Confesseur et Pontife, nous accorder les effets de Votre miséricorde habituelle. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Hermès, martyr :


Ô Dieu, qui avez donné à Votre Martyr, le bienheureux Hermès, le courage et la constance au milieu des supplices, faites qu’à son exemple et pour Votre amour, nous méprisions les faveurs du monde, et ne redoutions aucune adversité. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Augustin naquit en 354 à Tagaste (dans l’Algérie actuelle). Sa mère, sainte Monique, lui apprit de bonne heure à prier. Après avoir goûté avec délices ses saintes leçons, il se laissa bientôt aller aux plus graves désordres.

Carthage n’offrant pas un théâtre assez vaste pour son génie, il alla à Rome et obtint le poste de maître d’éloquence à Milan.


« Mes iniquités, confesse-t-il, faisaient comme la boule de neige qui grossit à mesure qu’on la fait rouler ». Sa mère désolée adressait à Dieu des prières continues, accompagnées de larmes, et s’attachait aux pas de son fils.

À sa demande saint Ambroise l’accueillit avec bonté et l’éclaira sur les sciences divines. Un jour, sur une inspiration du Ciel, Augustin ouvrit les Épîtres de saint Paul et lut : « Ne croupissez pas dans la débauche et l’impureté ; mais revêtez-vous de Notre-Seigneur Jésus-Christ ». Aussitôt ses irrésolutions cessèrent et il reçut à trente-trois ans, à la veille de Pâques 387, le baptême.


Sept mois après ce grand bonheur, sainte Monique mourut en demandant à son fils « de se souvenir d’elle à l’autel du Seigneur ». Saint Augustin, devenu prêtre, célébrait pour elle le Saint Sacrifice. « Seigneur, disait-il souvent, ayez pitié de ma mère ; elle était bonne, elle pardonnait facilement, pardonnez-lui aussi ses fautes ».

Créé évêque d’Hippone, à l’âge de quarante et un ans, il commença dès ce moment à vivre canoniquement, c’est-à-dire en commun avec ses clercs. Cette communauté fournit à de nombreuses églises des évêques et des prêtres, et c’est ainsi que l’institut de saint Augustin se répandit peu à peu en Afrique, et plus spécialement dans les Gaules.


La Règle de saint Augustin, qui fait de lui l’un des quatre grands fondateurs d’Ordres religieux, est tirée de l’épître 211e qu’il écrivit à des religieuses et qui fut adaptée à une époque plus reculée aux hommes.


Grâce à la sublimité de sa science et à l’ardeur de son amour, ce Saint est aussi l’un des quatre grands Docteurs de l’Occident. Il mourut après trente-six ans d’épiscopat, en l’an 430, en récitant les sept Psaumes de la Pénitence.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Répétez souvent cette belle parole de saint Augustin : « Ô Beauté toujours ancienne et toujours nouvelle, que je Vous ai tard aimée ! »

Méditation du jour
Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais sa conversion  suite

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