Méditation du jour
S. Joseph de Cupertino,

confesseur - 18 septembre

Saint

Joseph de Cupertino ”

Si jamais homme fut doué

pauvrement,

ce fut saint Joseph de Cupertino.

Toutes les splendeurs naturelles

lui firent défaut.

Il s’appelait lui-même

frère Âne,

et il fut, en effet,

parmi les hommes,

ce qu’est l’âne

parmi les animaux.

Incapable de passer un examen,

peut-être même de soutenir une conversation ;

incapable en même temps de soigner une maison,

ou de toucher une assiette sans la casser,

il semblait également inapte

à être un savant,

et à être un bon domestique.

Il avait l’air d’un esclave

à peu près inutile,

d’une bête de somme

qui rend peu de services.

Et cependant nous savons son nom !

Comment se fait-il qu’il ait trouvé place

dans la mémoire des hommes ?

À force de ne pas chercher

l’estime des hommes,

il l’a rencontrée dans sa forme la plus haute,

et non seulement l’estime,

mais la gloire !

La chose du monde la plus invraisemblable pour lui,

c’était la gloire.

Elle est tombée sur lui :

elle l’enveloppe à jamais.

Pendant que ceux qui courent après elle

rencontrent quelquefois

ou l’oubli,

ou la honte,

elle s’est assise

sur le front de Joseph de Cupertino,

et a écrit devant son nom

ce petit mot,

singulier

et mystérieux :

Saint !


(Ernest HELLO)


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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