Méditation du jour
S. Guillaume,

évêque de Bourges et confesseur


- 10 janvier

Le seul tribut que Dieu nous demande ”

Qu’est venu faire un Dieu sur la terre ?

pourquoi Se cacher ?

pourquoi anéantir Sa majesté sainte

pour vivre,

pour converser,

pour traiter

avec les mortels ?

C’est qu’Il a dessein

de Se faire aimer.

Est-ce donc une œuvre si digne d’un Dieu

que de Se faire aimer

de Sa créature ?

Oui, c’est une œuvre très digne d’un Dieu,

de Se faire aimer de Sa créature :

car le Nom de Dieu

est un nom de roi :

« Roi des rois,

« Seigneur des seigneurs »,

c’est le nom du Dieu des armées.

Le Dieu de tout l’univers

ne devient notre Dieu en particulier,

que par l’hommage

de notre amour.

C’est l’amour qui fait notre Dieu ;

parce que c’est Lui qui donne l’empire du cœur.

C’est pourquoi Dieu commande

avec tant d’ardeur :

« Vous aimerez le Seigneur votre Dieu

« de tout votre cœur,

« de tout votre esprit,

« de toutes vos forces,

« de toute votre puissance. »

Pourquoi cet empressement de Se faire aimer ?

C’est le seul tribut qu’Il demande ;

c’est la marque la plus illustre de Sa souveraineté,

de Son abondance,

de Sa grandeur infinie.

C’est donc le caractère d’un Dieu

de n’exiger de nous

que le pur amour,

et ne Lui offrir

que ce seul présent,

c’est honorer Sa plénitude.


(Mgr Bossuet)


Vendredi 10 juillet 2026
Les Sept Frères martyrs et

Ste Rufine et Ste Seconde,

vierges et martyres
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, ô  Dieu tout-puissant, faites qu’ayant connu combien Vos glorieux Martyrs ont été fermes dans la confession de leur Foi, nous ressentions les effets de leur charitable intercession auprès de Vous. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église, en célébrant aujourd’hui le triomphe des sept fils de sainte Félicité (fête le 23 novembre) qui furent martyrisés sous les yeux de leur mère, loue cette femme forte qui, en les exhortant à mourir, « fut elle-même victorieuse en eux tous ». Elle étendit en effet sa maternité jusqu’aux âmes de ses enfants en leur faisant accomplir la volonté de Dieu. Ils moururent en l’an 150, sous l’empereur Antonin.


Le Martyrologe romain donne ces indications :

« À Rome, la passion des Sept Frères martyrs, fils de la martyre sainte Félicité, savoir : Janvier, Félix, Philippe, Sylvain, Alexandre, Vital et Martial, qui souffrirent au temps de l’empereur Antonin, sous Publius, préfet de la Ville. Janvier, d’abord battu de verges, puis soumis aux rigueurs de la prison, fut tué à coups de cordes garnies de plomb ; Félix et Philippe furent assommés à coups de bâton ; Sylvain fut précipité d’un lieu élevé ; Alexandre, Vital et Martial eurent la tête tranchée. »


Un siècle plus tard sainte Rufine et sainte Seconde, sœurs par la nature, le devenaient doublement en mêlant leur sang dans un même supplice, plutôt que de perdre la virginité qu’elles avaient vouée à Jésus, leur époux. Elles furent martyrisées à Rome sous les empereurs Valérien et Gallien en 257.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
N’écoutez pas la voix de la chair et du sang ; mais la voix seule du devoir et de la vertu.

Méditation du jour
Sachons donc accepter les croix  suite

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