Méditation du jour
S. Guillaume,

évêque de Bourges et confesseur


- 10 janvier

Le seul tribut que Dieu nous demande ”

Qu’est venu faire un Dieu sur la terre ?

pourquoi Se cacher ?

pourquoi anéantir Sa majesté sainte

pour vivre,

pour converser,

pour traiter

avec les mortels ?

C’est qu’Il a dessein

de Se faire aimer.

Est-ce donc une œuvre si digne d’un Dieu

que de Se faire aimer

de Sa créature ?

Oui, c’est une œuvre très digne d’un Dieu,

de Se faire aimer de Sa créature :

car le Nom de Dieu

est un nom de roi :

« Roi des rois,

« Seigneur des seigneurs »,

c’est le nom du Dieu des armées.

Le Dieu de tout l’univers

ne devient notre Dieu en particulier,

que par l’hommage

de notre amour.

C’est l’amour qui fait notre Dieu ;

parce que c’est Lui qui donne l’empire du cœur.

C’est pourquoi Dieu commande

avec tant d’ardeur :

« Vous aimerez le Seigneur votre Dieu

« de tout votre cœur,

« de tout votre esprit,

« de toutes vos forces,

« de toute votre puissance. »

Pourquoi cet empressement de Se faire aimer ?

C’est le seul tribut qu’Il demande ;

c’est la marque la plus illustre de Sa souveraineté,

de Son abondance,

de Sa grandeur infinie.

C’est donc le caractère d’un Dieu

de n’exiger de nous

que le pur amour,

et ne Lui offrir

que ce seul présent,

c’est honorer Sa plénitude.


(Mgr Bossuet)


Mardi 15 septembre 2026
Les Sept Douleurs de la

Bienheureuse Vierge Marie
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, dans la Passion duquel, suivant la prophétie de Siméon, un glaive de douleur a percé le cœur très doux de la glorieuse Vierge Marie, Votre Mère, faites, dans Votre miséricorde, que célébrant avec respect le souvenir de ses douleurs, nous recueillions les heureux fruits de Votre Passion. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de S. Nicomède, martyr :


Montrez-Vous favorable à Votre peuple, Seigneur, afin que, célébrant les mérites si glorieux de Votre bienheureux Martyr Nicomède, il soit toujours aidé de ses prières pour obtenir Votre miséricorde. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Marie se tenait debout au pied de la Croix où Jésus était suspendu, et, comme l’avait prédit le vieillard Siméon, un glaive de douleur transperça son âme.

Impuissante, « elle voit son doux enfant désolé dans les angoisses de la mort, et elle recueille Son dernier soupir ».

La compassion que son cœur maternel ressent au pied de la croix lui a mérité d’obtenir, sans passer par la mort, la palme du martyre.


Cette fête était célébrée avec une grande solennité par les Servites au XVIIe siècle. Elle fut étendue par Pie VII, en 1817, à toute l’Église, afin de rappeler les souffrances qu’elle venait de traverser dans la personne de son chef exilé et captif, et délivré grâce à la protection de la Vierge.


Comme la première fête des Douleurs de Marie, au Temps de la Passion, nous montre en effet la part qu’elle prit au sacrifice de Jésus, la seconde, au Temps après la Pentecôte, nous dit toute la compassion que ressent la Mère du Sauveur envers l’Église, l’épouse de Jésus qui est crucifiée à son tour et dont la dévotion aux Douleurs de Marie s’accroît dans les temps calamiteux qu’elle traverse.


Saint Pie X a élevé en 1908 cette fête au rang des solennités de deuxième classe.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Profitez des épreuves de la vie pour vous donner à Dieu sans réserve.

Méditation du jour
Ô Marie, je vous aime, surtout au Calvaire  suite

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