Méditation du jour
S. Guillaume,

évêque de Bourges et confesseur


- 10 janvier

“
Le seul tribut que Dieu nous demande ”

Qu’est venu faire un Dieu sur la terre ?

pourquoi Se cacher ?

pourquoi anéantir Sa majesté sainte

pour vivre,

pour converser,

pour traiter

avec les mortels ?

C’est qu’Il a dessein

de Se faire aimer.

Est-ce donc une œuvre si digne d’un Dieu

que de Se faire aimer

de Sa créature ?

Oui, c’est une œuvre très digne d’un Dieu,

de Se faire aimer de Sa créature :

car le Nom de Dieu

est un nom de roi :

« Roi des rois,

« Seigneur des seigneurs »,

c’est le nom du Dieu des armées.

Le Dieu de tout l’univers

ne devient notre Dieu en particulier,

que par l’hommage

de notre amour.

C’est l’amour qui fait notre Dieu ;

parce que c’est Lui qui donne l’empire du cœur.

C’est pourquoi Dieu commande

avec tant d’ardeur :

« Vous aimerez le Seigneur votre Dieu

« de tout votre cœur,

« de tout votre esprit,

« de toutes vos forces,

« de toute votre puissance. »

Pourquoi cet empressement de Se faire aimer ?

C’est le seul tribut qu’Il demande ;

c’est la marque la plus illustre de Sa souveraineté,

de Son abondance,

de Sa grandeur infinie.

C’est donc le caractère d’un Dieu

de n’exiger de nous

que le pur amour,

et ne Lui offrir

que ce seul présent,

c’est honorer Sa plénitude.


(Mgr Bossuet)


Jeudi 5 novembre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte

S. Zacharie, prêtre et prophète,

père de S. Jean-Baptiste


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Pardonnez, nous Vous en supplions, Seigneur, les offenses de Vos peuples ; afin que, par Votre bonté, nous soyons délivrés des liens des péchés que notre fragilité nous a fait commettre. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Après avoir célébré le jour de la Toussaint, la fête des saintes Âmes qui sont entrées au Ciel, l’Église honore aujourd’hui les saintes Reliques de leurs corps restées sur terre jusqu’au moment de la résurrection glorieuse dont elles sont un gage pour nous.

Dès les premiers temps de l’Église, on célébrait les saints Mystères sur les tombeaux des Martyrs dans les Catacombes, afin de montrer que ces Saints avaient mêlé leur sang à celui de la Victime du Calvaire.


Plus tard, à Rome, on éleva des temples grandioses, vastes reliquaires abritant la sépulture des Martyrs célèbres. Les restes de ceux qui avaient ainsi confessé leur Foi étaient déposés sous le maître-autel ou Confession des basiliques qui leur étaient consacrées.


De là l’usage de la translation des reliques des Martyrs qui est l’une des parties essentielles de la cérémonie de la Dédicace d’une église, de même que l’usage de mettre des reliques de saints Martyrs dans une petite cavité de la pierre d’autel appelée tombeau.

C’est pour ce motif que la Messe des saintes Reliques, qui remonte au XIXe siècle, est composée, de même que l’Office de ce jour, en grande partie de pièces tirées du Commun des Martyrs, et que le prêtre se revêt d’ornements rouges.


De même qu’une vertu surnaturelle sortait de la sainte Humanité de Jésus et guérissait ceux qui s’En approchaient, les Saints qui jouissent de Dieu dans le Ciel, peuvent par leurs reliques (ossements, cendres, vêtements ou autres objets à leur usage) restées sur terre, « y opérer des merveilles », dit l’Oraison, chasser les démons, guérir les malades, rendre la vue aux aveugles, purifier les lépreux, chasser les tentations et nous donner tous les dons excellents qui descendent du Père des lumières ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Redoublez de Foi et de piété dans le culte des Reliques des Saints.

Méditation du jour
La limpidité de l’âme séparée de son corps  suite

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