Méditation du jour
S. Guillaume,

évêque de Bourges et confesseur


- 10 janvier

Le seul tribut que Dieu nous demande ”

Qu’est venu faire un Dieu sur la terre ?

pourquoi Se cacher ?

pourquoi anéantir Sa majesté sainte

pour vivre,

pour converser,

pour traiter

avec les mortels ?

C’est qu’Il a dessein

de Se faire aimer.

Est-ce donc une œuvre si digne d’un Dieu

que de Se faire aimer

de Sa créature ?

Oui, c’est une œuvre très digne d’un Dieu,

de Se faire aimer de Sa créature :

car le Nom de Dieu

est un nom de roi :

« Roi des rois,

« Seigneur des seigneurs »,

c’est le nom du Dieu des armées.

Le Dieu de tout l’univers

ne devient notre Dieu en particulier,

que par l’hommage

de notre amour.

C’est l’amour qui fait notre Dieu ;

parce que c’est Lui qui donne l’empire du cœur.

C’est pourquoi Dieu commande

avec tant d’ardeur :

« Vous aimerez le Seigneur votre Dieu

« de tout votre cœur,

« de tout votre esprit,

« de toutes vos forces,

« de toute votre puissance. »

Pourquoi cet empressement de Se faire aimer ?

C’est le seul tribut qu’Il demande ;

c’est la marque la plus illustre de Sa souveraineté,

de Son abondance,

de Sa grandeur infinie.

C’est donc le caractère d’un Dieu

de n’exiger de nous

que le pur amour,

et ne Lui offrir

que ce seul présent,

c’est honorer Sa plénitude.


(Mgr Bossuet)


Samedi 9 mai 2026
S. Grégoire de Nazianze,

évêque, confesseur

et docteur de l’Église
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez fait à Votre peuple la grâce d’avoir le bienheureux Grégoire pour ministre du salut éternel, faites, nous Vous en prions, que nous méritions d’avoir pour intercesseur dans les Cieux celui qui nous a donné sur terre la doctrine de Vie. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Grégoire naquit à Nazianze en Cappadoce. Il fut instruit à Athènes dans toutes sortes de sciences, en même temps que saint Basile le Grand auquel il fut toujours uni par les liens d’une sainte amitié. Frères dans l’étude, ils le furent dans la vie monastique et dans l’épiscopat.


Préposé à l’Église de Nazianze et nommé plus tard Patriarche de Constantinople, « il purgea cette ville des hérésies dont elle était infectée, et la ramena à la Foi catholique ; mais son zèle, qui aurait dû lui concilier la profonde affection de tous, lui attira l’envie d’un grand nombre. Il renonça alors spontanément à l’Épiscopat et revint à Nazianze où il se livra tout entier à la contemplation des choses divines et à la composition d’ouvrages théologiques.


« Il écrivit beaucoup et en prose et en vers, avec une piété et une éloquence admirables ; il a mérité cet éloge, au jugement d’hommes droits et saints, que l’on ne trouve dans ses écrits rien qui ne soit conforme aux règles de la vraie piété et de la Foi catholique.

« Il fut le ferme et zélé défenseur de la consubstantialité du Fils. De même qu’il n’était inférieur à personne pour la sainteté de sa vie, il surpassait tous les autres par la gravité de son style ». « Il fut la lumière qui, mise sur le chandelier éclaire tous ceux qui sont dans la maison ».


Rempli « de l’Esprit de sagesse et d’intelligence », sa profonde science des Lettres divines lui valut le titre de Docteur et de Théologien que l’Église a consacré. Saint Grégoire mourut en 389.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
N’ayez que Dieu pour but de vos relations et de vos amitiés.

Méditation du jour
Qu’il nous faut avoir grande confiance en Jésus et Marie  suite

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