Transfiguration de Notre-Seigneur
6 août

La fête de la Transfiguration de Jésus était depuis longtemps célébrée le 6 août, dans différentes églises d’Orient et d’Occident.

Afin de commémorer la victoire qui arrêta, près de Belgrade, en 1457, le flot envahissant de l’Islamisme, et dont la nouvelle arriva à Rome, précisément le 6 août, Calixte III étendit cette solennité à toute l’Église. Saint Pie X éleva cette fête au rang de 2e classe parce que la Basilique de Saint-Jean-de-Latran primitivement consacrée au Saint-Sauveur fête deux fois son Titulaire : le jour de Pâques (le Rédempteur) et le 6 août (le Sauveur transfiguré).

Les autres églises dédiées au Saint-Sauveur célèbrent leur Titulaire les uns le jour de Pâques, les autres en cette fête de la Transfiguration.

La Transfiguration de Notre-Seigneur, avec, à Sa doite, Moïse, qui tient un livre, et Élie, à Sa gauche.
La Transfiguration de Notre-Seigneur, avec, à Sa doite, Moïse, qui tient un livre, et Élie, à Sa gauche.

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Le mont Thabor, où s’accomplit la Transfiguration du Sauveur, est la plus haute montagne de la Galilée ; on y jouit d’un magnifique panorama sur toute cette partie de la Terre Sainte.

C’est là que Jésus manifesta Sa gloire aux trois disciples qui devaient être les témoins de Sa douloureuse agonie au jardin des Oliviers, saint Pierre, saint Jacques et saint Jean. Son visage devint éclatant comme le soleil, ses habits blancs comme la neige : la gloire de Sa divinité rejaillit sur tout Son Corps. Moïse et Élie parurent à ses côtés et s’entretenaient avec Lui de la mort qu’il devait souffrir à Jérusalem.

Les Apôtres furent ravis d’un si merveilleux spectacle, et saint Pierre s’écria : "Seigneur, nous sommes bien ici ; faisons-y trois tentes : une pour Vous, une pour Moïse et une pour Élie." Il parlait encore, quand une nuée lumineuse les couvrit, et une voix se fit entendre : "Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, en Qui J’ai mis toutes Mes complaisances ; écoutez-Le." Les trois Apôtres furent saisis de frayeur et tombèrent par terre ; mais Jésus, S’approchant d’eux, les toucha et leur dit de se lever ; ils le firent et n’aperçurent plus que le Sauveur dans Son état ordinaire.

Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne pas divulguer ce qu’ils avaient vu, jusqu’à ce qu’Il fût ressuscité. Les trois témoins gardèrent le secret, mais plus tard ce fait extraordinaire servit admirablement à tous les Apôtres pour prouver la divinité du Sauveur ; il leur servit aussi pour supporter avec courage les épreuves de leur apostolat.

Ce mystère confirme plusieurs articles de notre Foi. La Trinité nous apparaît dans les trois personnes divines qui interviennent : le Père, qui rend témoignage à Son Fils ; le Fils, qui montre sa gloire ; le Saint-Esprit, qui couvre tout ce tableau sous la forme d’une nuée resplendissante. L’Incarnation brille avec éclat dans la Transfiguration, puisque Jésus nous apparaît en même temps comme Homme et comme Dieu, vrai Fils de Dieu : "Celui-ci et Mon Fils bien-aimé." Enfin, nous y voyons une image de la résurrection du Sauveur et de la résurrection de tous les justes à la vie glorieuse ; et c’est ce qui fait dire à l’Église cette belle prière : "Ô Dieu, qui dans la glorieuse Transfiguration de Votre Fils unique, Notre-Seigneur, avez affermi les mystères de la Foi par le témoignage des anciens Pères ; et qui, par la voix que Vous avez fait entendre dans la nuée lumineuse, nous avez marqué la grâce de la parfaite adoption, faites-nous au moyen de Votre miséricorde, co-héritiers de Son royaume et participants de Sa gloire."


Jeudi 18 octobre 2018
S. Luc,

évangéliste
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, Seigneur, que Votre saint Évangéliste Luc intercède pour nous, lui qui n’a jamais cessé de porter dans son corps la mortification de la croix, pour la gloire de Votre Nom.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Luc, peut-être juif d’origine, naquit, dit saint Eusèbe, à Antioche la capitale des rois de Syrie. Saint Paul nous dit qu’il y exerçait les fonctions de médecin.

Compagnon de voyage de l’Apôtre des Nations, il fut aux côtés de saint Paul durant la plupart de ses missions et pendant sa double captivité à Rome.


Grâce à ses relations avec ce maître et avec les autres Apôtres, il put écrire le troisième Évangile que saint Jérôme et saint Jean Chrysostôme désignent sous le nom d’ « Évangile de saint Paul ». Comme le Docteur des Gentils, il s’adresse aux païens pour leur prouver que le salut est apporté par Jésus à tous les hommes sans exception qui croient en Lui.


On le désigne sous le symbole du bœuf, l’un des quatre animaux de la vision d’Ézéchiel, parce qu’il commence son Évangile en parlant du sacerdoce de Zacharie, prêtre et sacrificateur, et que le bœuf était la victime la plus ordinaire des sacrifices de l’ancienne loi.


La Messe de saint Luc présente, de même que celle de saint Marc, cette particularité qu’on y lit l’Évangile renfermant les instructions du Sauveur à Ses soixante-douze disciples, parce que ces deux Évangélistes ne furent pas Apôtres, mais seulement des Disciples de Notre-Seigneur.


Saint Jérôme rapporte que saint Luc mourut en Achaïe, âgé de quatre-vingt-quatre ans.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez un vrai respect et une vraie dévotion pour les images de la sainte Vierge.

Méditation du jour
L’Évangile, inspirateur de tous les dévouements  suite

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