S. Étienne (Invention de ses reliques)
3 août

RÉSUMÉ :

L’Église célèbre le 26 décembre la fête de saint Étienne. Elle fait la Station le vendredi de la Passion dans l’église dédiée à saint Étienne, sur le Mont Cœlius, à Rome. Elle fêtera le 10 août le diacre saint Laurent, dont « les restes plus précieux, disent les écrivains des premiers siècles, que l’or et les pierreries », sont joints à ceux du diacre saint Étienne, qui avaient été transférés de Palestine dans la capitale du monde chrétien.

La Messe de ce jour est consacrée à commémorer l’invention merveilleuse qu’un prêtre fit de ces reliques à Kaphar-Gamala le 5 décembre 415. À part l’Oraison, elle est la même que celle du 26 décembre, date où l’on transporta ces restes de Kaphar-Gamala, à Jérusalem. Gamaliel, en effet, le maître de saint Paul, si réputé parmi les docteurs d’Israël qu’à sa mort on déclara que « la gloire de la Loi avait disparu », avait fait enterrer à vingt milles de cette ville, dans sa maison de campagne, le saint martyr Étienne, Nicodème, et son propre fils Abibas. Il y reçut lui-même la sépulture. Ces précieuses reliques, longtemps ignorées, furent miraculeusement découvertes et produisirent de nombreuses guérisons.

L’Introït et l’Épître nous rappellent comment saint Étienne, rempli de l’Esprit-Saint, convainquit d’erreur les juifs qui, remplis de la même haine du Christ que leurs pères, se saisissent de lui et le lapident.

Honorons saint Étienne, et de même qu’il pria pour ses persécuteurs, apprenons à son exemple à aimer nos ennemis.

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Cette seconde fête en l’honneur de saint Étienne fut instituée à l’occasion de la découverte miraculeuse des reliques de ce premier Martyr. Son corps était toujours demeuré caché, quand il plut à Dieu de faire éclater sa sainteté de la manière la plus extraordinaire.

Voici le fait. Il y avait à Caphargamalia (villa de Gamaliel), près de l’endroit où reposait son corps, dans le voisinage de Jérusalem, une église desservie par un prêtre nommé Lucien. Gamaliel, célèbre docteur qui avait instruit saint Paul dans la Loi, et qui, touché déjà de la grâce, avait donné une sépulture honorable au saint Martyr, apparut trois fois à Lucien et lui indiqua l’endroit où il devrait fouiller pour trouver le corps de saint Étienne. Lucien se décida enfin à obéir.

Le patriarche de Jérusalem fut averti et vint sur les lieux avec deux autres évêques. On trouva, en effet, les ossements du Saint martyr ; il s’en exhala un parfum si délicieux, qu’on eût cru respirer l’air embaumé du paradis. Cette odeur se répandit au loin, et soixante-treize malades en furent immédiatement guéris. Les évêques, après avoir respectueusement baisé les reliques du bienheureux Étienne, les enfermèrent dans une châsse précieuse.

Au moment même où on prit cette châsse pour la transporter à Jérusalem, une pluie bienfaisante commença à tomber et mit fin à la sécheresse qui désolait depuis plusieurs mois la Palestine.

La nouvelle de la découverte des reliques de saint Étienne eut un immense retentissement dans toute l’Église. Beaucoup d’évêques sollicitèrent la faveur d’avoir quelques fragments des reliques du premier Martyr, et des miracles nombreux manifestèrent aux populations la gloire de l’illustre Diacre. Saint Augustin, qui vivait alors, nous a conservé le récit de plusieurs de ces miracles : « Qui ne connaît, écrivait-il, les merveilles inouïes opérées à la face du monde par le premier Martyr Étienne ? Son tombeau, si longtemps inconnu, nous a été manifesté au temps marqué par la Providence. Quelle lumière projetée sur notre monde ! Que de miracles ! Mort, Étienne ressuscite les morts. C’est que les Saints vivent pour de perpétuelles éternités dans le royaume de Dieu. »

Ici c’étaient des malades guéris, là des pécheurs obstinés convertis, ailleurs des morts ressuscités. Saint Augustin eut lui-même la joie de recevoir des reliques du premier Martyr ; il les plaça dans sa cathédrale, en une chapelle richement ornée. Un Syrien nommé Bassus était allé faire toucher à la châsse la robe de sa fille mourante ; il revient chez lui et entend les lamentations de la famille : sa fille était morte ! Il va droit au cadavre, le couvre de la robe qu’il apporte ; sa fille, ressuscite aussitôt et lui tend les bras.

La plus grande partie du corps de saint Étienne repose aujourd’hui à Rome, dans l’église Saint-Laurent-hors-les-Murs, près de celui de ce saint Diacre, son émule.


Mardi 19 janvier 2021
de la Férie
4e classe
Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel qui régissez tout à la fois le Ciel et la terre ; écoutez avec clémence les prières de Votre peuple, et accordez Votre paix à nos temps. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de S. Marius, Ste Marthe,

S. Audifax et S. Abachus,

martyrs :


Exaucez, Seigneur, les supplications que Votre peuple Vous adresse sous le patronage de Vos Saints, afin que Vous nous fassiez jouir de la paix dans la vie présente, et que Vous nous accordiez Votre secours pour arriver à la Vie éternelle.


et de S. Canut, roi et martyr, sous la même conclusion :


Ô Dieu, qui, pour la gloire de Votre Église, avez daigné illustrer le bienheureux roi Canut par la palme du martyre et par d’éclatants miracles, faites, dans Votre bonté, que, comme il a lui-même imité la passion du Seigneur, nous aussi, marchant sur ses traces, nous méritions de parvenir aux joies éternelles. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Marius et sainte Marthe, son épouse, étaient de nobles persans qui vinrent avec leurs deux fils saint Audifax et saint Abachus à Rome, sous l’empereur Claude II, pour y rendre leurs hommages à Dieu.


Ils y visitèrent des Chrétiens mis en prison pour leur Foi : « Vous avez eu compassion des prisonniers », dit l’Épître. Ils se dévouèrent aussi de mille façons au service de la religion et eurent bientôt eux-mêmes à soutenir le grand combat de souffrances, car « on les livra aux tortures et on les fit mourir ».


« Sans craindre ceux qui les persécutaient », ils subirent tous ces supplices avec des paroles d’actions de grâces sur les lèvres, car ils y voyaient, comme « le passereau délivré des filets des chasseurs qui s’échappe vers le ciel », le moyen d’aller jouir à tout jamais de Dieu dans la joie.

Ils furent martyrisés l’an 270.


Demandons à Jésus-Christ « qui Se montra si admirable dans ces Martyrs » de manifester aussi dans nos âmes les effets de Sa puissance divine afin que, « jouissant de la paix en cette vie, nous recevions en l’autre la récompense éternelle ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Priez pour que Dieu suscite dans Son Église des gouvernements catholiques.

Méditation du jour
Pratique de la patience envers soi-même  suite

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