Les fêtes des Apôtres qui s’échelonnent au cours de l’année étaient autrefois chômées. Celle de saint Philippe et de saint Jacques à cette époque nous rappelle la translation de leurs reliques à Rome où l’église des Saints Apôtres leur fut dédiée et où elles reposent.
Saint Philippe était, comme saint Pierre et saint André, de Bethsaïde en Galilée et mourut à Hiérapolis en Phrygie, crucifié comme eux.
C’est à lui que Jésus S’adresse au moment de la multiplication des pains, et c’est par son intermédiaire que passent les Gentils qui veulent s’adresser au Sauveur. C’est à lui encore que nous devons cette parole que le Maître dit dans le discours de la Cène : « Philippe, qui Me voit, voit Mon Père ».
Aller au Christ c’est aller à Dieu, car les œuvres du Messie ont prouvé Sa Divinité. C’est en vertu de Sa nature divine qu’Il est ressuscité et les deux Apôtres, dont la fête coïncide avec les fêtes de Pâques, viennent par leur martyre confirmer cette vérité dont ils ont été témoins.
Saint Jacques, appelé le Mineur, était de Cana en Galilée. Cousin de Notre-Seigneur, il avait pour frère l’Apôtre Jude et fut nommé par saint Pierre Évêque de Jérusalem.
C’est de lui que parle saint Paul quand il dit : « Je ne vis aucun Apôtre, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur ».
Sommé par le Grand-Prêtre de renier Jésus, il fut précipité du haut de la terrasse du Temple et eut la tête brisée d’un coup de massue.
Leurs noms sont inscrits au Canon de la Messe.
À l’exemple des Saints Apôtres Philippe et Jacques, confessons par une vie généreuse la Divinité du Christ ressuscité.