Présentation de la Sainte Vierge
21 novembre

RÉSUMÉ :

Après avoir célébré le 8 septembre la Nativité de la Sainte Vierge, et quatre jours plus tard la fête du Saint Nom de Marie qui lui fut imposé peu après sa naissance, le Cycle liturgique célèbre en ce jour la Présentation au Temple de cette enfant de bénédiction.

Ces trois premières fêtes du Cycle Marial sont un écho du Cycle Christologique qui célèbre de même la fête de la naissance de Jésus le 25 décembre, l’imposition de Son Saint Nom le 2 janvier, et Sa Présentation au Temple le 2 février.

La fête de la Présentation de Marie repose sur une pieuse tradition qui tire son origine de deux évangiles apocryphes dans lesquels il est rapporté que la Sainte Vierge, fut présentée au Temple de Jérusalem à l’âge de trois ans et qu’elle y vécut avec d’autres jeunes filles et les saintes femmes qui les dirigeaient.

Dès le VIe siècle on commémore ce fait en Orient, et l’empereur byzantin Michel Comnène en parle dans une constitution en 1166. Un gentilhomme français, nommé Philippe de Maizières, attaché à la cour du roi de Chypre en qualité de chancelier ayant été envoyé en 1372 comme ambassadeur auprès du pape Grégoire XI, à Avignon, lui raconta avec quelle magnificence on célébrait cette fête en Grèce, le 21 novembre. Sa Sainteté l’introduisit alors à Avignon, et Sixte V la rendit obligatoire dans l’Église romaine en 1585. Clément VIII éleva cette fête au rang de double majeur et en remania l’Office.

Saint Joachim et sainte Anne présentent la petite Sainte Vierge au Temple de Jérusalem.
Saint Joachim et sainte Anne présentent la petite Sainte Vierge au Temple de Jérusalem.

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Les parents qui aiment vraiment Dieu Lui ont, de tout temps, consacré leurs enfants, avant et après leur naissance.

Parmi les Juifs, existait de plus l’usage de consacrer quelquefois à Dieu les enfants en bas âge ; on les amenait au Temple, où avait lieu la cérémonie de la consécration, puis ils habitaient dans les dépendances du Temple et servaient les prêtres et les lévites dans les fonctions de leur saint ministère.

Nous avons des exemples de cette consécration spéciale dans la personne de Samuel et de quelques autres saints personnages. Il y avait aussi des appartements pour les femmes dévouées au service divin dans le Temple.

L’Évangile ne nous apprend rien de l’enfance de Marie ; son titre de Mère de Dieu efface tout le reste, il dit tout à lui seul. Mais la tradition est plus explicite ; elle nous apprend que la Sainte Vierge, dans son enfance, fut solennellement offerte à Dieu dans Son Temple. Cette présentation est le sujet de la fête qu’on célèbre aujourd’hui.

Ce sacrifice de Marie enfant renferme toutes les conditions du plus parfait sacrifice : il a été prompt, généreux, joyeux, sans retour, sans réserve. Figurons-nous combien il dut être agréable au Seigneur ! Marie n’avait encore que trois ans, mais son âme était déjà la merveille de la sainteté ; la Trinité prenait en elle Ses complaisances, et Dieu marquait le jour désormais prochain où elle ajouterait à tant d’autres gloires l’auréole incomparable de la maternité divine.

Où mieux que loin du monde, dans l’enceinte du Temple, Marie se fût-elle préparée à sa mission ? Douze années de recueillement, de prière, de contemplation, telle fut la préparation de l’Élue de Dieu. Voici, d’après saint Jérôme, comment se divisait la journée de Marie au Temple : Depuis l’aurore jusqu’à 9 heures du matin, elle priait ; de 9 heures à 15 heures, elle s’appliquait au travail des mains ; ensuite elle se remettait à la prière, jusqu’au moment où arrivait l’Ange qui lui apportait sa nourriture.

Elle était toujours la première aux veilles, la plus appliquée à l’étude, la plus fervente dans le chant des Psaumes, la plus zélée dans les œuvres de charité, la plus pure parmi les vierges ses compagnes, la plus parfaite dans la pratique de toutes les vertus.

Remarquons que Marie, au jour de sa Présentation, nous apparaît comme le porte-étendard de la virginité chrétienne. Après elle viendront des légions innombrables de vierges consacrées au Seigneur, dans le monde ou à l’ombre des autels ; Marie sera leur éternel modèle, leur patronne dévouée, leur guide sûr dans les voies de la perfection.


Samedi 11 juillet 2020
de la Sainte Vierge
4e classe
Temps après la Pentecôte

Mémoire de S. Pie Ier,

pape et martyr



Oraison - collecte
Accordez, Seigneur, à Vos serviteurs, de jouir toujours de la santé de l’âme et du corps, et, par l’intercession de la bienheureuse Marie, toujours Vierge, donnez-nous, d’être délivrés des tristesses du temps présent et de goûter les joies de l’Éternité. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.


Mémoire de saint Pie Ier, pape et martyr :


Pasteur éternel, considérez avec bienveillance Votre troupeau, et gardez-le d’une protection constante par Votre bienheureux Martyr et Souverain Pontife Pie, que Vous avez constitué pasteur de toute l’Église. Nous vous le demandons par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Le Cycle liturgique nous fait honorer aujourd’hui un saint que « Dieu oignit de Son huile sainte », et qu’Il revêtit de la plénitude de Son sacerdoce, en le faisant monter, en 142, après saint Hygin, sur le trône pontifical.


Il ordonne que la fête de la Résurrection ne se célébrerait qu’un Dimanche qui devint dès lors le centre et le roi de tous les autres dimanches, lesquels ne sont, au cours de l’année, que comme un écho de Pâques.

Ce fut lui qui établit un Baptistère dans la maison que sainte Pudentienne et sainte Praxède mirent à sa disposition, et où leur aïeul le sénateur Pudens avait déjà accueilli saint Pierre (sainte Pudentienne). Des Thermes de Novatus, adjacents à la maison de Pudens, il fit une église titulaire où a lieu la station du mardi de la 3e semaine de Carême. À cause de sa prééminence sur les autres Titres, comme demeure du Souverain Pontife, il la dédia sous le Titre de Pasteur.


Pour remplir l’office de bon pasteur, il ne craignit pas de renoncer à sa propre vie, et répandit son sang pour ses brebis et pour le Christ, Pasteur suprême. Il reçut en même temps que la couronne du martyre la couronne de Vie que Dieu a promise à ceux qui L’aiment, et fut enseveli en 157 au Vatican.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez une confiance invincible dans la puissance d’une prière bien faite.

Méditation du jour
À chaque jour suffit son mal  suite

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