ANNONCIATION
de la Bienheureuse Vierge Marie
25 mars

RÉSUMÉ :

Mars, autrefois le premier mois de l’année civile, s’est déjà illustré, dans le court espace de quatre jours, des fêtes de l’Archange saint Gabriel, de saint Joseph et de saint Benoît.

Aujourd’hui il nous rappelle le plus grand événement de l’histoire : l’Incarnation de Notre-Seigneur dans le sein d’une Vierge. En ce jour le Verbe s’est fait chair, Il s’est uni à tout jamais l’humanité de Jésus.

Aussi le 25 mars est-il la date anniversaire de l’ordination du Christ comme prêtre, car c’est par l’onction de la divinité qu’Il est devenu Pontife suprême, Médiateur entre Dieu et les hommes.


Le mystère de l’Incarnation mérite à Marie son plus beau titre, celui de « Mère de Dieu », en grec : « Theotocos », nom que l’Église d’Orient inscrivait toujours en lettres d’or, comme un diadème, sur le front de ses images ou de ses statues.

« Placée sur les confins de la Divinité » (saint Thomas d’Aquin), puisqu’elle fournit au Verbe de Dieu la chair à laquelle Il s’unit hypostatiquement, la Vierge fut toujours honorée d’un culte suréminent ou d’hyperdulie : « Le Fils du Père et le Fils de la Vierge deviennent naturellement un seul et même Fils », dit saint Anselme. Marie est dès lors la reine du genre humain et tous la doivent vénérer.


Au 25 mars correspondra, neuf mois plus tard, le 25 décembre, jour où se manifestera au monde le miracle qui n’est connu aujourd’hui que du Ciel et de l’humble Vierge. La date du 25 mars, selon les anciens Martyrologes, serait aussi celle de la mort du Sauveur. Elle nous rappelle donc, en cette Sainte Quarantaine, comme le chante le Credo, que, c’est « pour nous, hommes, et pour notre salut, que le Fils de Dieu est descendu du Ciel, qu’Il s’est Incarné par l’opération du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie, qu’Il s’est fait homme, qu’Il a souffert sous Ponce-Pilate, a été enseveli et qu’Il est ressuscité le troisième jour ».


Puisque le titre de Mère de Dieu rend Marie toute-puissante auprès de son Fils, recourons à son intercession auprès de Lui, afin que nous arrivions par les mérites de Sa Passion et de Sa Croix à la gloire de Sa Résurrection.

1322

L’Annonciation de la Sainte Vierge et l’Incarnation de Jésus-Christ, double base de notre sainte religion, ne forment, pour ainsi dire, qu’un seul et inséparable mystère.

Depuis plus de quatre mille ans, la terre attendait le Sauveur promis ; l’heure de la délivrance a sonné enfin : voici le Rédempteur ! Une scène d’une grandeur toute mystérieuse se passe dans les splendeurs du Ciel ; la sainte et adorable Trinité tient conseil.

Pour réparer l’injure infinie faite à la Divinité par le péché, il faut une réparation infinie et par conséquent divine ; le Fils de Dieu descendra de Son trône éternel, il prendra une chair humaine et sera tout ensemble Dieu et Homme : homme parce qu’il faut une victime, Dieu parce qu’il faut une Victime digne de Dieu.

Le message céleste est confié à l’Archange saint Gabriel. Où trouvera-t-il celle qui, d’après les plans divins, doit donner naissance au Sauveur du monde ? Sera-ce dans un grand empire ? Non, mais la petite province de Galilée, perdue au milieu de l’immense empire romain. Il faudra du moins prendre sur un trône celle qui doit devenir la mère de son Dieu ? Non encore : il y a dans la petite ville de Nazareth une humble et pauvre maison où habite une jeune vierge inconnue ; son nom est Marie ; elle est la chaste épouse d’un artisan, le chaste saint Joseph.

En ce moment, elle prie à genoux et soupire peut-être après la venue du Messie promis. L’Ange soudain paraît devant elle : « Je vous salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes ! ». Salut magnifique, incomparable, qui ne sera jamais envoyé qu’une fois du Ciel !

Marie le reçoit avec une humilité profonde et se trouble de ces étonnantes paroles. L’Ange ranime aussitôt la confiance de la timide vierge : « Ne craignez rien, Marie, ajoute-t-il, vous avez trouvé grâce devant Dieu ; vous concevrez et vous enfanterez un Fils, à qui vous donnerez le nom de Jésus ; Il sera grand, et on L’appellera le Fils du Très-Haut, et Son règne n’aura pas de fin ».

Quelle promesse et quel honneur ! Mais comment s’opérera cette merveille en celle qui a voué à Dieu sa virginité ? La réponse est facile à l’envoyé du Ciel : « L’Esprit-Saint descendra en vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de Son ombre ».

Marie n’a plus qu’à prononcer le Fiat qui va faire tressaillir la terre d’espérance : « Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon votre parole ». À cet instant béni, le mystère s’accomplit, le Verbe Se fait chair, et Marie pourra entonner bientôt le cantique de la reconnaissance : « Mon âme glorifie le Seigneur, et mon âme exulte en Dieu mon Sauveur ; à cause des grandes choses que Dieu a opérées en moi, toutes les nations m’appelleront bienheureuse ! ».

Bloc-feuillet émis par la France en 2005

émission commune avec un autre semblable de la cité du Vatican

1892

En 1797, les armées révolutionnaires françaises commandées par le général Napoleone Buonaparte, sont victorieuses des autrichiens et s’emparent en Italie de diverses œuvres d’art qu’elles rapportent en France.

Parmi ce butin, un retable peint par RAPHAËL en 1502-1503, commandé par Léandra Baglioni, veuve de Simone degli Oddi, pour l’église San Francesco al Prato de Pérouse.

Le retable lui-même (272x165 cm) représente le « COURONNEMENT DE LA VIERGE ». Sa prédelle se compose, elle, de trois compartiments de 27x50 cm qui représentent : « L’ANNONCIATION », « L’ADORATION DES MAGES » et « LA PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE ».

L’ensemble de l’œuvre est transportée à Paris où est effectuée la transposition du bois sur toile.

En 1815, à la Restauration, le retable est restitué aux États de l’Église et déposé au Vatican par le Pape PIE VII.


Vendredi 16 janvier 2026
S. Marcel Ier,

pape et martyr
3e classe

Temps après l’Épiphanie

S. Honorat,

évêque et confesseur


S. Bérard et ses compagnons,

martyrs chez les Maures du Maroc


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Nous Vous supplions, Seigneur, d’exaucer, dans Votre clémence, les prières de Votre peuple, afin que nous soyons aidés par les mérites du bienheureux Marcel, Votre Martyr et Pontife, dont la passion est pour nous un sujet de joie. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Chef suprême de l’Église lors des dernières persécutions des empereurs de Rome, saint Marcel rendit témoignage à la divinité du Christ « en perdant sa vie par amour pour Lui ».


La sainte veuve Lucine lui ayant offert sa maison, il en fit une église qui porte le titre de Saint-Marcel. Maxence y fit amener les fauves des écuries publiques et condamna le Saint Pape à les garder. Ses souffrances toutes pleines des consolations divines lui permirent de compatir plus pleinement encore aux peines des Chrétiens dont il était le pasteur.


Épuisé par les mauvais traitements, vaincu par la douleur, il mourut en l’an 309. Cette résistance héroïque contre laquelle se brise la violence du César prouve que Jésus est Dieu, car « c’est Sa main qui porte secours à Son serviteur, et c’est Son bras qui le fortifie pour que l’ennemi n’ait point sur lui l’avantage ».

Bientôt, en effet, le règne divin du Sauveur sera reconnu et à partir de l’empereur Constantin, l’Église de Rome, « Reine des Églises », comme l’appelait saint Marcel, sera la reine du monde, non seulement dans l’ordre spirituel, mais encore dans l’ordre temporel.


Imitons le courage du Saint Pontife Marcel à défendre les droits divins du Christ afin qu’ils puissent se manifester à nouveau par le triomphe de l’Église.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Travaillez, dans votre situation, au salut des âmes et à la gloire de Dieu.

Méditation du jour
C’est moi qui fais mon Éternité  suite

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