N° 1596
DU NOUVEAU POUR SAINT HERMÉNÉGILDE !
Projet pour une statue de saint Herménégilde
1 - Première photo du projet : l’ébauche de la statue de saint Herménégilde en argile.
1 - Première photo du projet :
l’ébauche de la statue de saint Herménégilde en argile.

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Saint Herménégilde est le Saint que, depuis l’époque de mes études au séminaire, j’ai choisi comme protecteur de l’Association éditrice qui a permis la publication des CAHIERS DE CASSICIACUM lesquels ont traité particulièrement la question de la crise dans l’Église à partir de la Messe révolutionnée et devenue la « synaxe » ou « nouvelle messe » ou « novus ordo missæ » (N.O.M.). L’étude a montré, remontant par induction de l’effet à la cause, la responsabilité de l’autorité pontificale dans un domaine d’importance fondamentale et faisant se poser la question cruciale : « Le Siège apostolique est-il vacant ? (Lex orandi, lex credendi) », travail, avec notre mini-équipe, du R.P. Guérard des Lauriers, dominicain, et titre du premier Cahier.

DE LA QUASI-PAROISSE AU QUASI ERMITAGE
Projet pour une statue de saint Herménégilde

Première modification

2 - Modification de l’expression de répulsion.
2 - Modification de l’expression de répulsion.

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J’ai expliqué pourquoi mon installation à Cannes au début des années 1980, permanente et non nomade, avait pris l’allure d’une « quasi-paroisse » (voir Bulletin Dominical N° 1501 du 22 janvier 2012) en ce sens que nous fonctionnions comme autrefois, dans un périmètre local, permanent, avec toutes les activités des paroisses de naguère, avec toutefois une difficulté fondamentale et incontournable : le défaut d’Autorité, ce qui dépend hélas de Rome même. Mais « quasi-paroisse » est aussi un terme du Droit de l’Église ayant une acception précise qui requiert de soi l’Autorité. Sous cet angle-là, évidemment, nous n’étions en rien une quasi-paroisse, ni moi un quasi-curé, même si j’étais désireux de prendre le meilleur soin (cura) possible de ceux qui étaient dans le périmètre.

Le temps ayant passé, le départ vers d’autres horizons de fidèles, l’usure, le découragement, l’appel du monde et de ses gadgets, l’éloignement de Dieu hélas si facile à constater, sans parler des difficultés dues aux faiblesses et inconséquences des hommes avec leurs effets nécessaires —comme notre chapelle Saint-Cassien si publique retirée par la Mairie de Cannes laquelle a offert tout près d’elle un terrain gratuit pour la construction d’une mosquée— tout cela nous a réduits à peu de chose (ce que nous étions de toutes façons) et il ne nous faut plus parler que de quasi-ermitage tant à cause des effectifs que de l’emplacement moins public du prieuré.

Quant au faux quasi-curé devenu un vrai quasi-ermite, il n’est pas oublié par le petit noyau resté fidèle à la manière de la petite famille de Noé dans les mauvais jours. Le traditionnel cadeau des Rois-mages (naguère représentant les quasi-paroissiens à leur quasi-curé), s’est perpétué. On l’a vu à l’Épiphanie de l’an dernier : (voir Bulletin Dominical N° 1501, puis un an plus tard : N° 1553 du 20 janvier 2013) l’amorce d’une participation aux frais d’une commande d’artiste sculptant une statue en bois de saint Herménégilde. Belle et émouvante idée j’en conviens toujours : elle résume si bellement ce que fut et demeure mon programme : la fidélité à l’Église en toutes choses, même face à des évêques valides (peut-être, dans le moins pire des cas) mais qui ne sont pas d’Église.

C’est donc comme un étendard de la Foi que ce projet engagé il y a bientôt deux ans ! Et il n’a commencé à prendre forme que depuis peu de mois à cause du plan de charge du sculpteur.

TRÈS RARES STATUES DE SAINT HERMÉNÉGILDE
Projet pour une statue de saint Herménégilde

Nouvelle modification en tenant compte du récit de S. Grégoire

3 - Dernière phase avant moulage du modèle en plâtre. Les chaînes des pieds ont été supprimées et placées au col et aux poignets selon les indications données par le Pape saint Grégoire-le Grand.
3 - Dernière phase avant moulage du modèle en plâtre.
Les chaînes des pieds ont été supprimées et placées au col et aux poignets
selon les indications données par le Pape saint Grégoire-le Grand.

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Elles sont très rares les statues et même les images de saint Herménégilde, même à Séville m’a dit un Espagnol. Voici donc à partir de l’image que je préfère, les étapes du prototype fait en argile pour faciliter les modifications avant réalisation définitive.


  • APPEL AU PEUPLE FIDÈLE

    Ce n’est pas un secret, une telle œuvre représente une mise de fonds certes non négligeable. Le pusillus grex (le petit troupeau dont parle la Sainte Écriture) qui reste fidèle peut se joindre à ce témoignage contemporain de la Foi catholique. Vraiment, merci d’avance !

    (Vous pouvez cliquer colonne de gauche sous le pavé bleu « Effectuer un don à la Confrérie de la Mère de Dieu ».

BASILIQUES SAINT-PIERRE et SAINT-PAUL
Timbre-poste émis par le Vatican en 1950 pour l’Année sainte. Deuxième valeur d’une série de deux du même motif.
Timbre-poste émis par le Vatican en 1950 pour l’Année sainte.
Deuxième valeur d’une série de deux du même motif.

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La basilique Saint-Pierre au premier plan, celle de Saint-Paul en haut, toutes deux hors les murs de Rome.

Au centre, intra muros, la basilique Sainte-Marie-Majeure sur la gauche, et à droite la basilique Saint-Jean-de Latran, mère et maîtresse de toutes les églises du monde.

Toutes ces basiliques sont majeures.

Ce 18 novembre est la fête de la Dédicace des Basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul.

Pour nous aider à méditer

C’est la Foi qui distingue le peuple fidèle de tous les autres (les hérétiques, les catéchumènes, les schismatiques sont hors de l’Église). (Saint François de Sales, Sermons, CXXXII)

Notes tirées du sermon

« Le Royaume des Cieux est semblable à un grain de sénevé… la plus petite de toutes les semences ; mais lorsqu’elle a crû, elle est plus grande que tous les autres légumes, et elle devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter sur ses branches » (Mt., XIII, 31).

Pour peu que l’on ait fait du jardinage ou vécu à la campagne, l’image est tellement belle et représente si bonnement ce Royaume dont nous parle Jésus, qu’on s’imagine y être et qu’on voudrait y travailler et y conduire tous ceux qui nous entourent. Ce fut le cas, de fait, pendant des siècles, avec les Patriarches, les Prophètes, les Apôtres, les Pères de l’Église, les Missionnaires, les Prêtres et les simples Fidèles zélés… L’arbre a grandi et les oiseaux se sont multipliés. Le Ciel s’est rempli peu à peu et le nombre des Élus a tellement crû qu’il en arrive à la plénitude…

C’est en quelque sorte un peu comme les vases communiquants avec, toutefois, un clapet anti retour… Une fois au Ciel : on y reste !

Mais c’est sur la terre que tout s’est préparé et décidé. Petit à petit, le nombre de ceux qui se préparaient sérieusement à aller au Ciel a grandi (toute la terre a été évangélisée) puis a diminué, à la manière de toutes les activités humaines qui se développent généralement selon une courbe ressemblant au profil d’un chapeau. Nous sommes dans la partie finale de la courbe, au moins liturgiquement, et le nombre est bien petit de ceux qui travaillent vraiment à la vigne du Seigneur. Il est même loin le temps des hommes de peu de Foi qui avaient quand même la Foi. Nous arrivons au temps de Jésus trouvera-t-Il la Foi sur terre lorsqu’Il reviendra ? Le réservoir terrestre n’a jamais été à la fois aussi plein et aussi vide… et donc devenu inutile aux yeux de Dieu. Oh ! oui, tremblons, mais surtout préparons-nous !

De profondis clamavi ad Te, Domine ! Domine, exaudi orationem meam ! Et : Alleluia ! pour le petit troupeau, pusillus grex, qui reste fidèle.

Recommandation spirituelle de la semaine

« Faites que nous soyons toujours fidèles à suivre Votre bon plaisir ».


Dimanche 20 août 2017
11e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui, par l’excès de Votre bonté, surpassez les mérites et les désirs de ceux qui Vous supplient, répandez sur nous Votre miséricorde ; pardonnez-nous les fautes qui donnent à notre conscience sujet de craindre, et accordez-nous les grâces que nous n’osons attendre de nos prières. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église aime à célébrer après la fête de l’Assomption saint Bernard, le Docteur aux paroles de miel, Doctor mellifluus, dont le principal titre de gloire fut d’avoir chanté, avec une indicible tendresse et une ardente piété, dans ses prières, dans ses ouvrages et dans ses sermons, les grandeurs de Marie.


Né en 1091, en Bourgogne, d’une noble famille, il sut, dès l’âge de vingt-deux ans, gagner à Jésus-Christ trente gentilshommes qui embrassèrent avec lui la vie monastique à Cîteaux.

L’Ordre Cistercien, cette branche sortie du vieux tronc bénédictin, y acquit une vigueur nouvelle qui lui permit de couvrir de ses rejetons l’Europe entière. « Le juste fleurira comme le palmier, il se multipliera comme le cèdre du Liban ». Et dans le célèbre monastère que saint Bernard fonda, peu après, dans « le val d’Absinthe », sur la rive gauche de l’Aube, et dont il fut le premier Abbé, chaque jour, il répandait sur une communauté de 700 moines les trésors de doctrine et de sagesse que Dieu lui avait départis et qui rendent à jamais son nom immortel.


Moine austère, grand orateur chrétien et savant docteur, il fut le flambeau, dont parle l’Évangile, qui éclaira le monde au XIIe siècle et lui imprima le caractère chrétien qui le distingue. Le Pape Eugène III, qui avait été formé par lui à la vie monastique, sollicite et reçoit ses conseils ; au Concile d’Étampes, il met fin à un schisme qui, en opposant Anaclet à Innocent II, troublait le clergé et le peuple de Rome.

Il est consulté par Guillaume d’Aquitaine, par la duchesse de Lorraine, par la comtesse de Bretagne, par Henri fils du roi de France, par Pierre fils du roi de Portugal, par Louis VI, Louis VII, Conrad, Lothaire et par l’abbé de Saint-Denis. Il terrasse, au Concile de Laon, le célèbre docteur Abélard, et démasque avec sa puissante logique les erreurs d’Arnaud de Brescia et de Pierre de Bruys.

Il s’attaque enfin à l’islamisme et, prêchant la seconde croisade à Vézelay, il soulève par son entraînante éloquence la vieille Europe tout entière.


Saint Bernard mourut à Clairvaux le 20 août 1153, et son corps fut déposé aux pieds de l’autel de la Vierge.

Il laissait après lui cent soixante monastères qu’il avait fondés en Europe et en Asie. Ses écrits, pleins d’une doctrine inspirée par la sagesse divine, le firent mettre au rang des Docteurs de l’Église universelle par Pie VIII.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Cherchez dans l’oraison assidue la science des Saints.

Méditation du jour
Aussi puissante que miséricordieuse  suite

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