N° 1359
DES VŒUX POUR PÂQUES

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C’est une belle tradition, et c’est une bonne manifestation de civilité que d’adresser des vœux au moment de Noël pour se rappeler et s’entre-réconforter de la réalisation de la Promesse faite par Dieu à nos premiers parents de nous sauver en nous envoyant un Rédempteur. Tradition et civilité qui se perdent, ne serait-ce que dans un naturalisme, un laïcisme, un matérialisme des plus élémentaires : « joyeuses fêtes de fin d’année »…

Dieu merci, il y a encore des gens aux préoccupations un peu plus élevées et qui font preuve d’éducation chrétienne et de spiritualité tout autant que d’attention et de délicatesse matérielles. J’en bénéficie d’ailleurs assez largement et j’en remercie bien sincèrement et très vivement les auteurs. En revanche, j’ai le malheur d’être bien peu civil et même assez paresseux pour ne pas répondre systématiquement et selon les formes requises à ces attentions qui me sont faites… Le temps passe, le travail s’accroît avec ma lenteur et même ma langueur… Aura-t-on la charité de m’en excuser quelque peu ?

J’ai fait une tentative d’effort : remercier pour les vœux de Noël par des vœux pour Pâques. Tentative avortée en partie évidemment… D’abord j’ai voulu faire une carte illustrée, et, techniquement ce fut la panne. J’ai donc simplifié et réduit les envois, d’ailleurs tardifs. J’ai fait un envoi par internet qui a été diversement apprécié… Allez donc faire plaisir à tout le monde ! Alors voilà finalement la carte qui devait être en couleurs (comme sur internet) :

Carte postale de vœux. Années ’50 (photo Abbé JMS)

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« Autrefois, si on fêtait Noël, on solennisait bien davantage Pâques. On s’envoyait des vœux dans cette joie pascale ; encore il y a un demi-siècle, des cartes postales variées (de goût pas toujours très sûr avec le commerce…) étaient envoyées à toutes les connaissances… Il ne reste pas grand’chose de la Chrétienté aujourd’hui, dans sa vérité profonde, vécue.

« Mais : "Nous le savons, le Christ est vraiment ressuscité des morts. Vous, Roi victorieux, ayez pitié de nous ! Scimus Christum surrexisse a mortuis vere: Tu nobis, victor Rex, miserere. Amen ! Alleluia !" (Séquence) »

(Extrait du sermon de Pâques, Bulletin Dominical N° 1356)

« Il fallait être bien formé catholiquement pour saisir correctement le sens de la présence de la cloche (« partie à Rome » le Jeudi Saint après les sonneries du Gloria pour revenir la nuit pascale au chant du Gloria) ; des œufs, symboles de la fécondité de l’Église ; des poussins et des fleurs, symboles du renouveau de la nature printanière (annonce divine de la Résurrection dans ce miroir de la Création) et de la surnature chez les Baptisés, rappels du Salut opéré et du recouvrement de la Grâce sanctifiante pour les pécheurs… Quant au chat, il est typiquement le symbole du sentimentalisme charismatique protestant et néo-catholique qui a envahi notre univers égaré. »

LA VIE DES SAINTS OU LA VIE DES ANIMAUX ?

Depuis qu’un certain Paul VI a déclaré triomphalement à la tribune des Nations-Unies : « Plus jamais la guerre » dans le climat « baba-cool » du charismatisme triomphant —pénétrant même dans l’Église— au slogan si percutant « peace and love », tout le monde a cru le paradis terrestre retrouvé. Les méchants devenus bons, et —transition oblige— tout au plus les méchants restants étant en fait des bons qui ont très mal tourné : d’où le systématisme des procès en bavure pour la police, et la défense des pauvres assassins maltraités dans des prisons n’ayant que télé en noir et blanc… Et comme l’avait annoncé le saint Curé d’Ars, le clergé disparaissant surtout depuis vaticandeux, les hommes se sont mis à adorer les bêtes devenues si supérieures à eux.

REGARD AFFECTUEUX
« Nice-Matin », 30 mars 2009

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Aussi ne voit-on plus le regard, gentil mais malicieux, du chat qui observe les poussins dont bien entendu il ne peut qu’être leur meilleur ami…

Apitoyez-vous :

« Avec ce regard affectueux, comment Bosko a-t-il pu se transformer en chien tueur ? » Le voit-on bien notre monde totalement à l’envers ?

Et il m’a été reproché la remarque sur la place du chat sur la carte pascale… Ah ! vivement que nous soyons tous de bons toutous… capables de mordre à l’occasion !

LE MOIS DE MARIE

« …qu’aux prières publiques qui montent vers le Ciel durant le mois de mai correspondent une renaissance et un épanouissement de mœurs chrétiennes dans la vie.

« Avec un tel renouveau seulement, il sera, en effet, permis d’espérer que le cours des choses et des événements, dans la vie publique comme dans la vie privée, puisse être orienté selon l’ordre, et qu’il soit donné aux hommes de conquérir, avec l’aide de Dieu, non seulement la prospérité possible en ce monde, mais aussi la félicité céleste qui ne finira pas. »

(Pie XII, encyclique Auspicia quædam, 1er mai 1948)

Pour nous aider à méditer

L’on ne peut pas être si tôt défait de ses imperfections ; il ne faut jamais s’étonner d’en voir beaucoup en soi-même, pourvu que l’on ait la volonté de les combattre. (S. François de Sales, Les vrais entretiens spirituels. Sur la modestie, X).

Notes tirées du sermon

Ce beau Temps pascal doit nous encourager à vraiment regarder vers le Ciel, comme le printemps —qui en est une pâle figure— le symbolise si bien dans nos contrées tempérées… Au moment de commencer l’Offertoire de Son propre Sacrifice décisif, le Jeudi Saint, Notre Seigneur le dit : « Exemplum dedi vobis, Je vous ai donné un exemple » (Jn, XIII, 15). En parfait Vicaire du Christ, saint Pierre le déclare : « Christus passus est pro nobis, vobis relinquens exemplum, le Christ a souffert pour nous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez Ses traces ; Lui qui n’a pas commis de péché » (I P., II, 21) ; c’est dire combien cela nous est indispensable.


Notre Seigneur ressuscité manifeste à Ses Apôtres, et donc aussi à nous-mêmes, que le but n’est pas encore vraiment atteint : certes le Salut est opéré, le démon et le péché sont vaincus. Mais ce n’était que buts intermédiaires. Le vrai but à atteindre, définitif, c’est l’Éternité en Dieu. Pour Jésus-Christ, il n’y a donc plus de raison de rester sur la terre, et là encore, Il nous donne l’exemple en nous montrant le chemin à suivre : « Vado ad Patrem, Je m’en vais à Mon Père » (Jn, XVI, 16). Il ne faut pas l’oublier : de toutes façons, nous quitterons cette terre. Cette nécessité tient précisément au but que Dieu nous a fixé en nous créant : le Ciel.


En attendant, il ne s’agit pas de rester passifs, nous devons nous disposer, nous préparer à cette heure définitive où tout sera jugé et fixé pour l’Éternité : notre propre mort. Aussi, méditons et mettons en pratique cet encouragement, ce programme de vie chrétienne de saint Paul que la Liturgie nous donne dès le Mardi de Pâques : « Si consurrexistis cum Christo, quæ sursum sunt quærite, ubi Christus est in dextera Dei sedens : quæ sursum sunt sapite, non quæ super terram. Si vous êtes ressuscité avec le Christ, recherchez les choses d’en-Haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Goûtez les choses d’en-Haut, et non les choses de la terre. » (Col., III, 1)

Recommandation spirituelle de la semaine

Tous les Saints et notre sainte Mère l’Église : la Croix, la pénitence, le renoncement, la piété, la dévotion…, disposent à goûter les choses d’en-Haut.


Mardi 25 août 2026
S. Louis,

roi et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui d’une royauté terrestre, avez élevé saint Louis, Votre Confesseur, à la gloire du céleste Royaume ; nous Vous prions, daignez nous accorder, en considération de ses mérites et de son intercession, la grâce d’être associés à la gloire du Roi des rois, Jésus-Christ Votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Louis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel.

Il aimait à s’appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de Chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu’à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ».


Assidu aux Offices de l’Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux Messes. À minuit il se réveillait pour les Matines et commençait par l’office de Prime sa royale journée.


Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : Et Homo factus est et de se prosterner à l’endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira. Ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l’Église.

« On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne je les passais au jeu ou à la chasse ».

Sa piété ne l’empêcha jamais en effet de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.


À la suite d’une maladie il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu’on lui eut rendu la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les Chrétiens. Revenu en France, il s’appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte Couronne d’épines et de l’importante parcelle de la vraie Croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople.


D’une grande austérité pour lui-même, et d’une grande charité pour les autres, il disait : « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l’amour de Dieu qu’en faste et vaine gloire. »

« Souvent, dit Joinville, j’ai vu le bon roi après la Messe aller au bois de Vincennes, s’asseoir au pied d’un chêne et donner audience à tous ceux qui avaient à lui parler. »


Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l’heure même où le Christ mourut sur Sa Croix.


La veille de sa mort, on l’entendait répéter : « Nous irons à Jérusalem ». C’est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu’il devait régner avec le Roi des rois.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Faites consister votre dignité, à porter noblement votre titre de Catholique.


Méditation du jour
La Charité fraternelle au temps de saint Louis  suite

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