Choix du calendrier liturgique

Nous donnons ici le calendrier romain de l’Église universelle avec le complément et l’éventuelle concurrence du calendrier du « Propre de France ».

Les Calendriers liturgiques

Il y a différents Calendriers liturgiques :

  • d’abord celui de toute l’Église, le calendrier Romain, qui s’impose à tous ;

  • ensuite tous les autres calendriers qui peuvent venir en complément ou en concurrence à certains jours et pour les lieux concernés : les calendriers nationaux, provinciaux, diocésains, celui des Ordres religieux quand ils en possèdent un.

Les Missels d’autel et certains Missels des fidèles en donnent : pour la France par exemple, généralement le « Propre de France » et le « P.A.L. » (Propre À certains Lieux).

Calendriers liturgiques “historiques”

Il existe aussi ce qu’on pourrait appeler des Calendriers liturgiques “historiques” comme ceux corrigés et promulgués en leur temps par l’Autorité de l’Église. Ceux de saint Pie X ou de Pie XII par exemple.

Ils n’ont plus cours car l’Autorité de l’Église, qui peut apporter certaines modifications dans les différents calendriers liturgiques ou dans leurs règles, s’est exercée à différents moments comme l’ont fait — précisément — saint Pie X ou Pie XII.

C’est donc le dernier calendrier “historique” qui a cours nécessairement, juridiquement. C’est-à-dire le dernier calendrier promulgué et mis à jour par l’Autorité de l’Église (le Pape) exerçant son pouvoir.

Nous donnons (et donnerons, si Dieu veut) des justifications doctrinales dans la rubrique « crise de l’Église ».

Ce n’est qu’à partir de Paul VI qu’on établit avec certitude la défaillance de l’Autorité dans son exercice vrai (et infaillible lorsqu’il s’agit des domaines qui le requièrent). Le calendrier liturgique promulgué antérieurement est donc celui qui demeure légitimement en exercice, c’est-à-dire celui promulgué par Jean XXIII qui avait encore l’exercice et l’usage de l’Autorité, même s’il n’avait pas la sainteté d’un saint Pie X.

Concrètement, on ne peut guère utiliser comme Missels des fidèles que ceux édités avant 1964, sans pour autant en faire des Missels parfaits. Il suffit de comparer chez un même éditeur (les « Dom Lefebvre » en particulier) les éditions successives depuis l’origine pour être horrifié des « progrès », ne serait-ce que dans tout ce qui, petit à petit, a été ôté.


Vendredi 3 juillet 2026
S. Irénée,

évêque et Martyr
3e classe

Temps après la Pentecôte

1er vendredi du mois


Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez accordé au bienheureux Irénée, Votre Martyr et Pontife, de réprimer les hérésies par la vérité de sa doctrine et d’affermir la paix de l’Église, nous Vous en supplions, donnez à Votre peuple la constance en la sainte religion, et à nos temps Votre paix. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Vers la fin du IIe siècle, alors que les sectes gnostiques cherchaient à saper par sa base la religion chrétienne, Dieu suscita saint Irénée pour leur résister en face. « Il lui accorda la grâce de détruire les hérésies par la vérité de la doctrine ».


Succédant à saint Pothin sur le siège de Lyon en 177, saint Irénée « prêcha à temps et à contre-temps », comme le veut saint Paul, et se fit le défenseur du Christ et de Son Épouse.

L’Église, déclare-t-il, disséminée à travers le monde, jusqu’aux extrémités de la terre, professe la Foi qu’elle a reçue des Apôtres qui l’ont reçue eux-mêmes du Fils de Dieu.

Et cette Église a son centre à Rome « avec qui toute l’Église doit s’accorder à cause de sa principauté supérieure, car, par la succession des Pontifes romains la tradition apostolique de l’Église est parvenue jusqu’à nous ».


Ardent apologiste, saint Irénée fut aussi un profond théologien. On l’a appelé le père de la théologie catholique et l’anneau d’or qui relie l’esprit de l’Évangile à la doctrine des Pères.


L’oreille encore remplie des derniers échos de l’enseignement apostolique, il fut le premier à faire la synthèse raisonnée de notre Foi. Son traité : La fausse science démasquée et réfutée aussi appelé Contre les hérésies, porta un coup mortel à l’hérésie gnostique.


Saint Jérôme lui donne le titre glorieux de Martyr. Il mourut, croit-on, pendant la persécution de Septime-Sévère en 202. Benoît XV étendit sa fête à l’Église universelle.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Imitons autant qu’il est possible les Saints et leurs vertus.

« Irénée, successeur du Martyr saint Pothin, donné pour Évêque à la ville de Lyon par le bienheureux Polycarpe, m’apparaît avec une brillante auréole de vertus ». (S. Grégoire de Tours)


Méditation du jour
Certitude  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |