N° 1518
VENI DE LIBANO, VENI, ET VIDI…

2019

Depuis quelques temps je m’interrogeais sur ce Moyen-Orient : avec l’actualité du prétendu « printemps arabe », les pressions romaines sur les rites orientaux catholiques, et puis bien sûr l’attraction de la Terre Sainte et de tout cet Orient qui a connu la prédication des Prophètes, vu naître le Fils de Dieu fait homme, puis fut parcouru par les Apôtres et les Disciples de Notre Seigneur. Et puis, il faut bien le dire, ce R.P. Maurice Avril, Lazariste, le seul à défendre les Harkis et à travailler à leur conversion ; et qui fut l’un des tout premiers à dénoncer la synaxe (dite « nouvelle messe »), que je connais depuis plus de quarante ans et qui dans nos conversations me disait à quel point les Français, les traditionalistes spécialement, ne comprennent rien à cet Orient et prennent des positions politiques, dans leurs revues, radicalement contraires à ce qu’il faudrait.

ÉPOUSTOUFLANTES DÉCOUVERTES

2020

Et donc, depuis dimanche dernier : veni de Libano… Si !

Comme je l’ai écrit dans un courrier : époustouflantes découvertes. Certes, je suis bon public. Mais voir un petit pays martyr réagir comme il le fait, y trouver une Foi non seulement vivante, mais profonde et débordante, se sentir dans le climat d’il y a quinze siècles avec les moines et les ermites dans une densité géographique, des églises en construction un peu partout, rénovation des anciennes, affichage de la fermeté face à un islam envahissant : tout cela impensable chez nous !

Hélas, la belle médaille a (nécessairement) son revers : le syndrome ukrainien. Le fait de commencer à subir les assauts liturgiques romains. Sans parler de l’amour des Libanais pour la France, sans grand discernement…

PRINTEMPS ARABE ? EN FAIT : ISLAMIQUE

2021

En fait de « printemps arabe », il s’agit bien, comme je l’ai entendu au Liban, et comme certains le disent lucidement en France, de printemps islamique depuis la guerre contre l’Irak dont on a pu voir à quel point les étatsuniens étaient de mèche avec les arabes saoudiens et du Golfe persique qui non seulement font la loi avec leur pétro-dollars, mais nous envahissent économiquement. Toujours la même stupidité occidentale qui ne cherche que le profit matériel immédiat en sacrifiant chaque fois les petites chrétientés qui survivent encore. Car évidemment, « le prince de ce monde qui est déjà jugé » (Jn, XVI, 11), mais n’en règne pas moins efficacement par notre soumission d’esclaves, sait ce qu’il fait : la matière ne l’intéresse pas (ce n’est pas le pétrole qui alimente ses chaudières infernales…), mais ce sont les âmes qu’il veut voir brûler éternellement.

Rappelons seulement le fait que les Chrétientés, certes bien peu favorisées dans ces régions, étaient malgré tout relativement protégées par les « dictateurs » mis en place par les Occidentaux… Mais depuis le « printemps », en Irak, en Tunisie, en Égypte, en Libye, au Soudan, et bientôt en Syrie et au Liban, les Chrétientés sont martyrisées.

PRESSIONS ROMAINES
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et le Prophète saint Élie

Près de la ville de Batroun (Nord Liban) (Photo Abbé JMS)

Ici et là, de grands panneaux d’affichage avec le portrait de sainte Thérèse de Lisieux enfant,toujours joint avec le dessin de saint Élie le Prophète, très vénéré comme saint Georges.
Ici et là, de grands panneaux d’affichage avec le portrait de sainte Thérèse de Lisieux enfant,
toujours joint avec le dessin de saint Élie le Prophète, très vénéré comme saint Georges.

2022

Nous les avons observées précédemment avec le synode romain pour les Églises d’Orient (Bulletin Dominical N° 1459 du 3 avril 2011 et suivants). J’ai constaté sur place le début du basculement liturgique. De même que les moines de la Grande Chartreuse (Grenoble) avaient été « oubliés » par le concile (vaticandeux) mais rattrapés plus tard par un envoyé spécial de Rome pour faire leur mise à jour, le petit Liban (et les autres pays à rites orientaux catholiques) a été l’objet de récentes sollicitations pressantes. Le syndrome ukrainien est en route. Y aura-t-il un martyr de la Foi pour le sauver ? En son temps, le cardinal Slipyj, Patriarche des Ukrainiens, qui fut dans les geôles communistes avec 18 ans de travaux forcés, avait refusé, à Paul VI qui le demandait, d’abandonner le rit ukrainien pour adopter le rit latin (qui était en train de basculer dans le protestantisme de la réforme post-conciliaire avec la synaxe, mais aussi avec tout le reste).

PIÉTÉ FERME ET ÉNERGIQUE

2023

Outre la piété mariale, dominante, il y a celle des Saints locaux depuis saint Maroun mort en 433 (origine des Maronites), jusqu’aux récents Charbel, Rafqa et autres Hardini. Mais il y a aussi les Saints Français, surtout depuis saint Louis. En 2002, les reliques de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, ont pérégriné au Liban pour deux jours et y restèrent plus de soixante-dix tant les foules se pressaient ! Vénération particulière pour les combattants saint Élie le Prophète et saint Georges. Mais déplorons le déploiement aussi de toutes sortes d’initiatives plus ou moins sectaires.

MOIS DE MARIE
Notre-Dame du Liban

Située à Harissa et dominant Jounieh et la côte, la statue vient de France.

(voir Bulletin Dominical précédent)

Ce sanctuaire a été construit en 1904 (inauguré en 1908), pour le 50e anniversaire de la proclamation du dogme de l’Immaculée conception, en l’honneur de la Reine du Liban.
Ce sanctuaire a été construit en 1904 (inauguré en 1908),
pour le 50e anniversaire de la proclamation du dogme de l’Immaculée conception,
en l’honneur de la Reine du Liban.

2024

Le Liban qui aime la France, qu’elle reconnaît comme Fille aînée de l’Église, se veut la fille de la France. Comme elle, elle vénère de façon toute spéciale Notre-Dame qui est omniprésente, et particulièrement au titre de son Assomption, surtout chez les Maronites qui sont le vrai Liban. Mais la fidélité à la France, comme à l’Église, présente aujourd’hui quelques dangers si elle se fonde sur les seuls bons souvenirs…

Pour nous aider à méditer

L’homme sage, en toutes sortes d’événements, soit prospérité ou adversité, demeure ferme, stable et constant en sa résolution de prétendre et tendre à la jouissance des biens éternels. (Saint François de Sales, Les vrais entretiens spirituels, III, De la fermeté).

Notes tirées du sermon

Au lendemain de Pâques, « les portes du lieu (le Cénacle) où les Disciples étaient assemblés, étaient fermées, par crainte des Juifs » (Jn, XX, 19). Puis, selon ce que le Maître leur avait fait dire, les Apôtres se rendirent en Galilée et s’habituèrent de nouveau à suivre, à être avec Notre Seigneur.


Et voici qu’à nouveau ils se retrouvent au Cénacle, enfermés. Non plus par la peur des mauvais traitements des Juifs dont ils étaient menacés, dangers pourtant bien réels : « Ils vous chasseront des synagogues, et l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre hommage à Dieu. Et ils vous traiteront ainsi parce qu’ils ne connaissent ni le Père ni Moi » (Jn, XVI, 2) ; mais bien par obéissance à ce que Jésus leur avait dit le jour où Il allait remonter au Ciel en Sa demeure auprès du Père : « Il leur ordonna de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre la promesse du Père, que vous avez, dit-Il, entendue de Ma bouche » (Actes, I, 4).


Les Onze, qui étaient donc à table ce jour-là, avaient été raidement repris par Notre Seigneur à cause de « leur incrédulité et la dureté de leur cœur » (Marc, XVI, 14). Il leur fallait donc bien un complément de formation et un fond d’humilité et de renoncement plus solide. C’est le but de cet intervalle de neuf jours entre l’Ascension et la venue du Saint-Esprit qui viendrait couronner dans leurs âmes l’œuvre du Fils de Dieu.


C’est donc cette mise à profit, par la neuvaine préparatoire à la Pentecôte, que nous devons vivre avec les Apôtres et la Très Sainte Vierge Marie, en méditant toutes ces paroles sévères, comme celles agréables, qui doivent éclairer notre chemin, afin que nous ne soyons pas scandalisés, que nous n’abandonnions pas, le jour où tout cela arrivera.


Recommandation spirituelle de la semaine

Faire la neuvaine au Saint-Esprit, demandée par Léon XIII, pour le retour des hérétiques et des schismatiques (même capitaux : schisme capital, schisme de la tête, du chef) à l’unité (catholique et romaine) dans la vérité.


Dimanche 14 juin 2026
3e dimanche après la Pentecôte
Solennité facultative du Sacré-Cœur

2e classe
Temps de la Pentecôte



Oraison - collecte
3e après la Pentecôte

Ô Dieu, qui êtes le protecteur de ceux qui espèrent en Vous, et sans lequel il n’y a rien de ferme, ni de saint ; multipliez sur nous Vos miséricordes, afin que, sous Votre loi et Votre conduite, nous passions de telle sorte par les biens temporels, que nous ne perdions pas les éternels. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Pour la solennité du Sacré-Cœur :


Ô Dieu, qui, pour aplanir à notre faiblesse la voie du salut, nous avez donné l’exemple et la protection de Vos Saints ; faites que nous honorions les mérites du bienheureux Guillaume, Abbé, de manière à mériter le secours de ses prières et à marcher sur ses traces. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Basile naquit à Césarée de Cappadoce. Après avoir fait ses études à Constantinople et à Athènes avec son ami intime saint Grégoire de Nazianze, il renonça au monde, quitta sa famille et embrassa la vie monastique dans la province du Pont.


Sel non affadi, il donna à son enseignement toute la saveur de l’Évangile et nourrit de la sainte Vérité le peuple de Césarée confié à ses soins. Il écrivit la fameuse Règle qui porte son nom, qui fut louée par saint Benoît, et qui est encore aujourd’hui observée par les moines d’Orient.


L’Esprit-Saint le remplit de sagesse divine et d’intelligence, aussi écrivant contre ceux qui ne supportaient plus la saine doctrine, il attaqua les Ariens qui niaient la divinité de Jésus-Christ et prépara le triomphe de l’orthodoxie sur l’erreur de Macédonius en établissant solidement le dogme catholique sur l’Esprit-Saint.

Saint Basile est l’un des quatre grands Docteurs Grecs de l’Église. Il mourut en 379.


Demandons à saint Basile de nous remplir de sa Foi en la divinité de la troisième Personne de la Sainte Trinité, et de nous délivrer du péché qui s’oppose à l’action du Saint-Esprit dans nos âmes.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez une vie bien réglée ; cherchez Dieu en tout et ne cherchez que Lui seul.

Méditation du jour
Sur la connaissance de Dieu  suite

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