N° 1667 29 mars 2015

LE « POISSON D’AVRIL » DE CETTE ANNÉE :

Depuis 1973, chaque année, un nouvel « évêque ».


SAINT ETHELBERT, ROI DES ANGLES ORIENTAUX


UN BOY BISHOP CHAQUE ANNÉE

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Depuis 1973, chaque année, un nouvel « évêque ». Comme pour les lapins australiens ? qui viennent de nous donner par anticipation un nouveau poisson d’avril ? « Et Je leur donnerai des enfants pour princes, et des efféminés les domineront » (Is., III, 4), étant entendu aussi, que même en étant plus que septuagénaire, on peut agir comme un enfant, en dehors des règles souveraines de l’Église.


SAINT ETHELBERT, ROI DES ANGLES ORIENTAUX


Tout à la fin de son Histoire Ecclésiastique du Peuple Anglais, saint Bède-le Vénérable évoque la mort, qui lui est toute contemporaine, de Wihtred roi de Kent (l’an 725) en indiquant qu’il laissait trois héritiers de son royaume dont l’aîné était Æthelberht (ou Ethelbert). (T. III, livre V, 23, 1, Sources Chrétiennes N°491, Le Cerf, Paris - 2005). Plus tard, ce roi, deuxième du nom, « fut assassiné par le roi de Mercie, Offa, qui convoitait l’Est-Anglie et l’unit en effet à ses possessions. Offa fit pénitence, mais Dieu, qui punit souvent les parents dans les enfants, permit que son unique héritier mourût après quelques mois de règne et que la couronne de Mercie passât dans une autre famille. Le corps de saint Ethelbert fut transporté à Hereford, où une église fut bâtie en son honneur, et où il opéra un grand nombre de miracles. (An 793) » (Les Petits Bollandistes, Vies des Saints, au 20 mai, date de la fête de saint Ethelbert).

UN BOY BISHOP CHAQUE ANNÉE
Timbre-poste de Grande-Bretagne émis en 1986

dernier d’une série de cinq valeurs diverses

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Plusieurs fois reconstruite, l’église d’Hereford devint la cathédrale de ce diocèse datant de la fin du VIIe siècle, avant de sombrer dans l’Anglicanisme au XVIe siècle. Au Moyen-Âge, pour égayer les enfants de la Schola à la dure discipline, un moment de détente était offert pour la fête de saint Nicolas. On élisait un enfant comme « évêque » qui avait « autorité » jusqu’à la fête des saints Innocents. D’abord élu par les enfants, il l’est plus tard par le clergé lui-même. L’évêque-enfant, le Boy Bishop, en habits épiscopaux, mitre et crosse, chasse l’Évêque du lieu au moment ou le chœur chante le Magnificat à Vêpres. Le véritable Évêque est, symboliquement, démissionné au « Deposuit potentes de sede, Il a renversé les puissants de leurs trônes », et le garçon prend sa place au « et exaltavit humiles, et Il a élevé les humbles et doux ». Ce moment dramatique est évidemment chargé de signification spirituelle dit-on.

ENFANTILLAGES…

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    Cuvée 2007 en attendant celle de 2015…
Cuvée 2007 en attendant celle de 2015…
Très vite les autorités religieuses voulurent interdire ces mascarades. Mais cela plaisait, et le peuple accourait, ce qui encourageait le clergé local à maintenir la chose pour remplir l’église parfois quelque peu délaissée. Il a fallu attendre la révolte d’Henri VIII qui l’abolit, et le protestantisme rigoriste d’Élisabeth Ire qui interdit sévèrement ces pantalonnades.

Si des autorités de l’Église (catholique) s’étaient manifestées, elles laissaient faire le clergé local, et cela s’est quelque peu répandu en Angleterre et sur le continent. Après tout, il fallait bien quelques petites leçons d’humilité à certains membres de la hiérarchie.

Mais les Anglicans ne supportaient pas. Pourquoi ? Il semble que, l’anglicanisme étant imposé royalement, et les évêques s’étant (presque) tous soumis, il fallait éviter toute velléité de renverser ces évêques d’abord schismatiques puis apostats. Et de plus, cela figuré par des enfants, ces innocents Catholiques. Mais finalement, la coutume fut reprise par les anglicans eux-mêmes, à Hereford en 1973. Ces anglicans qui admettent volontiers maintenant d’être dirigés par des enfants… puisque leur « pasteurs » et leurs « évêques » non seulement ne sont pas d’Église, mais ils sont parfaitement invalides (Léon XIII). Le tout c’est d’avoir toutes les apparences extérieures liturgiques, pour assurer la survie de cette « religion », et les gens sont contents !

LA CROIX NOTRE SALUT
Grand Crucifix avec S. Dominique. (Cloître du couvent Saint-Marc à Florence)

Fresque (vers 1440) de Fra Angelico (3,40 m x 1,55 m)

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Saint Paul le rappelle : « …et nous, nous prêchons le Christ crucifié ; pour les Juifs, Il est un vrai scandale, et pour les gentils folie, mais pour ceux qui sont appelés, soit Juifs, soit Grecs, vertu de Dieu et sagesse de Dieu (I Co., I, 23).


CHRONIQUE ANONYME :

NOURRITURE DE CARÊME. Si vous trouvez les privations du Carême un peu dures, rappelez-vous cette phrase : « Meus cibus est, ut faciam voluntatem Deus, Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Dieu ».

Pour nous aider à méditer

Mais d’autant qu’il n’y a créature si malheureuse qui n’ait quelque chose de bon, l’ânesse a une grande simplicité : elle est sans artifice, sans détour et sans fiel ; c’est pour cela que Notre Seigneur l’a choisie, car il n’y a point de vertu que Dieu aime tant et qui L’attire davantage dans une âme que la simplicité. Ainsi voyons-nous qu’Il la recommande fort particulièrement à Ses Apôtres quand Il dit : « Soyez prudents comme le serpent et simples comme la colombe (Mt., X, 16). » (S. François de Sales, Sermons, V)

Notes tirées du sermon

C’est le fait historique de la Passion et de la mort sur la Croix que nous honorons ce dimanche avec les circonstances préparatoires. L’empereur Constantin, converti, se réjouira du formidable miracle de la découverte de la vraie Croix par sa pieuse mère, sainte Hélène, et en tirera les conséquences :


« Si grande est la grâce de notre Sauveur que la parole n’offre aucun secours, semble-t-il, qui soit digne du présent miracle. En effet, que le témoin de Sa très sainte Passion, depuis longtemps caché sous la terre, ait été oublié pendant tant d’années jusqu’au jour où, avec la destruction de l’ennemi commun de tous les hommes [l’empereur Licinius qui commençait à persécuter les Chrétiens], il devait briller à nouveau pour Ses serviteurs libérés, voilà qui dépasse tout étonnement.

« Si, en effet, tous les gens qui à travers le monde entier sont réputés savants se réunissaient en un seul et même endroit pour dire quelque chose qui soit à la hauteur de l’événement, tous leurs efforts seraient impuissants à obtenir le plus modeste résultat. La foi en ce miracle dépasse autant la capacité naturelle de la raison humaine que les choses célestes l’emportent sur les affaires humaines.

« C’est pourquoi, en tout cas, mon premier et unique objectif est toujours le suivant : de même que la vraie Foi se manifeste chaque jour par des miracles plus étonnants, puissent nos âmes, à nous tous, devenir, par leur sagesse et leur unanimité, plus zélées pour la sainte Loi.

« C’est là, je crois, une évidence pour tous, et il est une chose dont je voudrais absolument Vous persuader qu’elle me tient à cœur plus que toute autre : ce lieu saint que, par l’ordre de Dieu, j’ai soulagé du poids très ignominieux de l’idole intruse comme d’un fardeau posé sur lui, lieu saint dès l’origine en vertu d’un jugement divin, mais qui s’est révélé plus saint encore depuis qu’il a mis en pleine lumière la preuve de la Passion salutaire, nous devons l’embellir de splendides constructions. » (Lettre à Macaire, Évêque de Jérusalem, sur la construction du temple divin, dans Théodoret de Cyr).

Recommandation spirituelle de la semaine

Ayons grande dévotion à la Croix de Jésus, instrument de notre Salut.


Dimanche 20 août 2017
11e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui, par l’excès de Votre bonté, surpassez les mérites et les désirs de ceux qui Vous supplient, répandez sur nous Votre miséricorde ; pardonnez-nous les fautes qui donnent à notre conscience sujet de craindre, et accordez-nous les grâces que nous n’osons attendre de nos prières. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église aime à célébrer après la fête de l’Assomption saint Bernard, le Docteur aux paroles de miel, Doctor mellifluus, dont le principal titre de gloire fut d’avoir chanté, avec une indicible tendresse et une ardente piété, dans ses prières, dans ses ouvrages et dans ses sermons, les grandeurs de Marie.


Né en 1091, en Bourgogne, d’une noble famille, il sut, dès l’âge de vingt-deux ans, gagner à Jésus-Christ trente gentilshommes qui embrassèrent avec lui la vie monastique à Cîteaux.

L’Ordre Cistercien, cette branche sortie du vieux tronc bénédictin, y acquit une vigueur nouvelle qui lui permit de couvrir de ses rejetons l’Europe entière. « Le juste fleurira comme le palmier, il se multipliera comme le cèdre du Liban ». Et dans le célèbre monastère que saint Bernard fonda, peu après, dans « le val d’Absinthe », sur la rive gauche de l’Aube, et dont il fut le premier Abbé, chaque jour, il répandait sur une communauté de 700 moines les trésors de doctrine et de sagesse que Dieu lui avait départis et qui rendent à jamais son nom immortel.


Moine austère, grand orateur chrétien et savant docteur, il fut le flambeau, dont parle l’Évangile, qui éclaira le monde au XIIe siècle et lui imprima le caractère chrétien qui le distingue. Le Pape Eugène III, qui avait été formé par lui à la vie monastique, sollicite et reçoit ses conseils ; au Concile d’Étampes, il met fin à un schisme qui, en opposant Anaclet à Innocent II, troublait le clergé et le peuple de Rome.

Il est consulté par Guillaume d’Aquitaine, par la duchesse de Lorraine, par la comtesse de Bretagne, par Henri fils du roi de France, par Pierre fils du roi de Portugal, par Louis VI, Louis VII, Conrad, Lothaire et par l’abbé de Saint-Denis. Il terrasse, au Concile de Laon, le célèbre docteur Abélard, et démasque avec sa puissante logique les erreurs d’Arnaud de Brescia et de Pierre de Bruys.

Il s’attaque enfin à l’islamisme et, prêchant la seconde croisade à Vézelay, il soulève par son entraînante éloquence la vieille Europe tout entière.


Saint Bernard mourut à Clairvaux le 20 août 1153, et son corps fut déposé aux pieds de l’autel de la Vierge.

Il laissait après lui cent soixante monastères qu’il avait fondés en Europe et en Asie. Ses écrits, pleins d’une doctrine inspirée par la sagesse divine, le firent mettre au rang des Docteurs de l’Église universelle par Pie VIII.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Cherchez dans l’oraison assidue la science des Saints.

Méditation du jour
Aussi puissante que miséricordieuse  suite

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