3e dimanche après Pâques

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L’Église est dans la joie parce que Jésus est ressuscité et nous a délivrés (Alléluia de la Messe). Aussi elle pousse des cris d’allégresse (Introït) et elle chante les louanges de Dieu (Offertoire). « Encore un peu de temps et vous ne Me verrez plus, avait dit Jésus au Cénacle, et vous pleurerez et vous vous lamenterez ; et encore un peu de temps et vous Me reverrez et votre cœur se réjouira » (Évangile). Les Apôtres en revoyant le Christ ressuscité ressentirent cette joie dont déborde encore la liturgie pascale. Et comme Pâques est une figure de la Pâque éternelle, cette joie est aussi celle que ressentira l’Église, lorsqu’après avoir enfanté dans la douleur des âmes à Dieu, elle reverra, à la fin des siècles, temps bien court si on le compare à l’éternité (Matines), Jésus qui apparaîtra triomphant dans le ciel. « Il changera alors notre affliction en une joie que nul ne pourra nous ravir » (Év.). Cette joie sainte commence dès ici-bas, car Jésus ne nous laisse pas orphelins, mais Il vient à nous par l’Esprit-Saint dont la grâce nous comble de bonheur dans l’espérance de la félicité future. Étrangers et voyageurs qui allons vers le Ciel à la suite du divin Ressuscité, ne nous attachons donc pas, dit S. Pierre, aux vains plaisirs de ce monde, mais observons les préceptes tant négatifs que positifs de l’Évangile (Épître), afin que « faisant profession d’être Chrétiens, nous puissions rejeter ce qui déshonore ce nom, pratiquer ce qui lui est conforme » (Or.), et parvenir ainsi à la Jérusalem céleste dont S. Jean nous décrit, dans les leçons et les répons du 1er et du 2e Nocturne, les splendeurs et les joies. « Un des sept Anges me dit : Venez et je vous montrerai la nouvelle épouse, l’épouse de l’Agneau. Et je vis Jérusalem qui descendait du ciel, ornée de ses colliers, alléluia. Qu’elle a été faite belle cette épouse venant du Liban, alléluia » (Répons). Mangeons la Pâque du Seigneur, pour que cet aliment de nos âmes protège nos corps (Postcommunion) et qu’apaisant en nous l’ardeur des désirs terrestres, il nous fasse aimer les biens célestes (Secrète).


Mardi 15 septembre 2026
Les Sept Douleurs de la

Bienheureuse Vierge Marie
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, dans la Passion duquel, suivant la prophétie de Siméon, un glaive de douleur a percé le cœur très doux de la glorieuse Vierge Marie, Votre Mère, faites, dans Votre miséricorde, que célébrant avec respect le souvenir de ses douleurs, nous recueillions les heureux fruits de Votre Passion. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de S. Nicomède, martyr :


Montrez-Vous favorable à Votre peuple, Seigneur, afin que, célébrant les mérites si glorieux de Votre bienheureux Martyr Nicomède, il soit toujours aidé de ses prières pour obtenir Votre miséricorde. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Marie se tenait debout au pied de la Croix où Jésus était suspendu, et, comme l’avait prédit le vieillard Siméon, un glaive de douleur transperça son âme.

Impuissante, « elle voit son doux enfant désolé dans les angoisses de la mort, et elle recueille Son dernier soupir ».

La compassion que son cœur maternel ressent au pied de la croix lui a mérité d’obtenir, sans passer par la mort, la palme du martyre.


Cette fête était célébrée avec une grande solennité par les Servites au XVIIe siècle. Elle fut étendue par Pie VII, en 1817, à toute l’Église, afin de rappeler les souffrances qu’elle venait de traverser dans la personne de son chef exilé et captif, et délivré grâce à la protection de la Vierge.


Comme la première fête des Douleurs de Marie, au Temps de la Passion, nous montre en effet la part qu’elle prit au sacrifice de Jésus, la seconde, au Temps après la Pentecôte, nous dit toute la compassion que ressent la Mère du Sauveur envers l’Église, l’épouse de Jésus qui est crucifiée à son tour et dont la dévotion aux Douleurs de Marie s’accroît dans les temps calamiteux qu’elle traverse.


Saint Pie X a élevé en 1908 cette fête au rang des solennités de deuxième classe.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Profitez des épreuves de la vie pour vous donner à Dieu sans réserve.

Méditation du jour
Ô Marie, je vous aime, surtout au Calvaire  suite

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